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DE CONSTANCE. Liv. IV. 459
eornmoder Benoît XIII, en cas qu’il voulût céder aussi. Ce Dé-cret est extrêmement avantageux à Grégoire , Sc il devoit bien en-courager Benoît à imiter son exemple. Car le Concile y donne auprémier une entiere décharge Sc une pleine absolution de tout ce quipouvoit s’être passé d’irrégulier pendant son Pontificat, & de tout cequ’il pouvoit avoir fait de défectueux dans son Obédience réelle ouprétendue, l’exempte d’en rendre compte à qui que ce soit, Sc dé-fend à toutes personnes de quelque sexe Sc de quelque condition qu’el-les puissent être, Papes, Empereurs, Rois, de l’inquieter à ce sujet,nonobstant tous les Canons Sc toutes les Constitutions des ConcilesGénéraux qui pourraient autoriser à lui demander compte de sa con-duite passée. De plus le Concile ordonne par avance au Pape qui feraélu de ratifier ce Décret, Sc déclare que nul ne pourra être élevé auPontificat, qu’il n’ait auparavant juré de le faire observer. C’est cequi paraît par la Bulle du Concile concernant Grégoire XII. Elleporte entr’autres choses, ,, que Sigismond ayant présenté au Conci-„ le certains Articles, qui concernoient la sûreté de la personne,la,, tranquillité de l’ame, l’honneur Sc la décence de l’état Sc de la vie„ de Grégoire XII, le Concile touché des prières d’un si grand Défen-„ scur de l’Eglise, Sc voulant faire voir par cet exemple, combien,, elle est favorablement portée pour ceux de ses enfans, qui procu-„ rent son bien, statue, ordonne Sc décerne, qu 'jînge de Corario„ est, Sc sera Cardinal Evêque avec tous les honneurs Sc émolumens„ ordinaires, Sc qu’il sera le second en ordre Sc en dignité après le ^ jj arí t-„ Pontife Romain (a). Ce qui fut unanimement approuvé. T.iv.p.'^c, ~
IV. Ensuite le Patriarche d’Antioche lut un autre Décret, Décret duportant peine d’excommunication Sc de privation ipfo faélo de leurs pour
Dignités tant Séculières qu’Ecclefiastiques,généralement contre tous rEmpcreu*ceux qui traverseraient en aucune façon l’Empereur Lc fa fuite, pen-dant son voyage, fût-ce des Cardinaux, des Evêques, Sc même desRois Sc des Princes. Comme ce Décret porte atteinte au temporeldes Rois, Maimbourg en a été scandalisé, aussi-bien que de celui d u Mmmb ni st. d uSilence. II faut dire ici franchement la vérité. Ce Décret choquait tous g r ani schijm.les Souverains , £5? principalement le Roi de France , fur les Etats du- d ’° cc,d - p »r.z.quel ilfalloit nécessairement qu'on passât pour aller à Perpignan. Ce ^' 247 'fut donc une entreprise du Concile de Constance , laquelle est tout-à-f aitinsoutenable. Je ne pourrais entreprendre de juger, si un ConcileGénéral a quelque droit fur le temporel des Rois, ou s’il n’en a au-cun, fans sortir de ma sphere d’Hiílorien. Je ferai seulement là-dessusdeux remarques qui sont purement historiques. L’une,que le Concilene prenoit pas vainement cette précaution en faveur de Sigismond,puis qu’il y eut plus d’une conspiration contre lui pendant ses di-vers voyages. II avoit manqué d’être empoisonné à Venise en 1415,comme on l’a vû ailleurs (b). Le Duc de Bourgogne fut accusé dans ^4 T ' il,p ‘le Concile même d’avoir conspire avec Jean XXIII. avec le GvfinT.r.*,.
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