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440 HISTOIRE DU CONCILE
Dauphin de France, le Duc d’Austriche, 6c le Comte de Savoyepour faire arrêter ou même assassiner I’Empereur en passant par lalVindek.Hisi.si- Bourgogne, ou par la Savoye. Windek nous apprend que le Ducg m.caf.s .59. (P^ànehe avoit apode des gens pour le faire mourir pendant sonséjour à Perpignan, cc qui se seroit exécuté, s’il n’en eût été avertiassez à tems par l’Electeur Palatin , 6c que le même Duc voulutencore entreprendre le même coup, lors que l’Empereur fut de re-tour à Constance. Le même Auteur nous apprend encore que cePrince courut risque de la vie en Angleterre, parce que les Angloiscroient irritez du mauvais succès de fa negotiation. On verra chacunede ces choses plus en détail dans son lieu. L’autre remarque, c’est•qu’il paroît par là que ce Décret ne regardoit pas seulement les Roisd’Arragon, de Castille, de Navarre, de Portugal, ôc les Comtes deFoix 6c d’Armagnac, comme i’a cr-û Mr. Dupìn, mais aussi plusieursPrinces qui avoient été de l’Obédience de Jean XXIII , 6e qui n’ai-moient pas l’Empereur, par d’autres raisons. Je ne fuis pas non plusde l’avis de cet illustre Auteur qui a prétendu que par ce Décret leConcile ri’a point voulu toucher .au temporel des Rois. Car qu’y a-t-il de plus clair que ces paroles, sihsiil soit privé alìuellement de touthonneur , Dignité , Rénefice , Ecclésiastique & Séculier. Ce que dit Mr.^Eccí d”- siu'il s’agit là de biens qui relevoient de l’Eglise, est une glo-
sil.Disinyu. & à fa façon, aussi Maìmbourg ne Ta-t-il pas entendu ainsi. Au reste>. ;?8. , si le Concile a eu ce Droit, c’est ce que je ne décide pas, mais qu’ilait prétendu l’avoir, c’est un fait assez clair à mon avis.
Enfin le dernier Décret, qui fut lu, ordonnoit une Messe 8c uneProcession folemnelle tous les Dimanches pendant l’abscncc de l’Em-pereur , pour l’heureux succès de son voyage. Le Concile accordecent jours d’índulgences à ceux qui assisteront à ces dévotions, austî-bien qu’aux Prêtres qui officieront, 6c quarante jours à quiconque di-roi t tous les jours un Pater , êt un Ave Maria , dans la même vue.Ainsi finit la Session XVII. On attribue à l’occasion de ce voyageun assez bon mot à Gerfon. Appliquant à Pierre de Lune le 1. veri.du Psi. LXXII. selon la Vulgate, il disoit souvent dans le Concile iqu’il n’y avoit point de Paix à esperer pour l’Eglise, que la Lune ne .fût ôtée. C’étoit là en effet le principal sujet du voyage de Sigismoni. jDès le 4. de Mars 141s. à la réquisition des Ambassadeurs de Ferdi-nand Roi d’Arragon, 6c aux instantes prières du Concile, il avoitpromis de partir au mois de Juin, pour se rendre à Nice en Proven-ce, afin de prendre des mesures avec le Roi d’Arragon, pour rédui-re Benoit XIII^ comme on l’a vu dans le second Livre de cette His-toire (a). Mais l’évasion de Jean XXIII. ne lui permit pas d’exécu-ter ce projet, aussi-tôt qu’il l’avoit résolu. C’est ce qui l’obligea àv.d.Har.T.iv. demander au Roi d’Arragon un délai d’un mois, 6c ce Prince y con-P‘ 3 °î- sentit, comme cela paroît par la déclaration du 2.8. d’Avril. On avû ailleurs les reglemens qui avoient dé ja été arrêtez fur le sujet de cevoyage. * T
V. d. Hard.fupr.p.ifô.Spond.ad.an,1415- »*Ï4*
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