4 fo HISTOIRE DU CONCILE
X415. rennes étoit un Docteur 6c un Prédicateur célèbre au XIV. Siécle,Auditeur du sacré Palais, Chtpelain du Pape, 6c Curé de St. Letdans lc Dioceíe de Rheitns. Comme je ne sache pas que jamais Jeande Varennes ni Jean Hus fe soient vantez d'avoir eu des Visions, ilfaut que ce soit sur leurs Prédications que roule Inapplication de Ger-son , & qu’il veuille dire, que ces Prédications ay oient une grandeapparence de sainteté, mais que l’issuë en a été scandaleuse. 11 mesemble pourtant que, selon la distinction dont Gerson lui-même sesert ailleurs, le scandale prétendu des Prédications de i’un Lc de l'au-tre est plus un scandale pris qu’un scandale donné. Qn a déja assezparlé des Prédications de Jean Hus Pour Jean de Varennes , Mr.(a) Dupln Dupin dit (a), qu’il pouvoit bien avoir raison dans le fond & il nePnfat. ad l’accuse que d’imprudence d’avoir prêché trop fortement contre l’Ar-frm^op 'ciérf. c h e véque de Rheims (1), son ennemi 6 c son persécuteur déclaré, 6 c^ ' p ' ' d'aiHeurs grand partisan de Benoît XIII. que Jean de Varennes exhor-
spond. ad an. toit à céder le Pontificat. C’est ce qui paroi t aussi par l’Apologie139s- n - x (b)que Jean de Varennes écrivit dans la prison, où l’Archevêque derìlhîepeífi/ àheims l’avoit fait mettre, quoiqu’il fût fa partie. , Gerson pour-xesap.GtrfT. toit donc bien avoir fait un parallèle assez heureux entre ces deuxi.app.p.905,. Docteurs, mais il a mal choisi leur exemple pour prouver ce qu’il ve-noit d’avancer.
Pour revenir à Gerson, continuant à parler des vues que peuventprétexter les Illuminez, il dit, que si l’on sc propose une bonne fin,soit par rapport aux Moeurs,soit par rapport à la Doctrine,c’est ten-ter Dieu plutôt que de l’honorer, que d’avoir recours à des Visions,comme s’il n’avoit pas bien pourvu à tout ce qui est nécessaire, à l’un& à l’autre égard,par l’Ecriture Sainte, 6 c par les voies ordinaires defa Providence, (z) Je passe ici quantité de réflexions que Gerson fait,assez à propos,fur le caractère, le sexe, le genre de vie, 6 c la maniéréd’agir des gens à visions, 6c de leurs Considens,pour venir à fa con-clusion, qui est ,, qu’on doit sc défier extrêmement 6c des Visions„ que l’on croit avoir, 6 c de celles dont les autres sc vantent, 6 c qu’il„ fait par l’experience qu’il en a faite lui-même,combien il y a d’il-Z, lusion 6 c d’imposture à craindre là-dessus " . Persuasum habentesvivere hotnïnem cujus nom en fit in tibro vìtœ , cui pìuries , {fi m pluri-buspersonis htijus temporis datum efi exper.iri, (J pralticare omnìa qu<e(c) f d. Har.T. dictasunt. Ce Discours de Gerson produisit fors effet, (c) La Cano-v/mrTJV n ^ at ’ on renvoyée à une autre fois par une Bulle du Concile, 6 ctrois Evêques Suédois eurent ordre d’en faire un rapport plus exactau Pape futur. On peut voir dans le XII. Tome des Conciles du PereLabbe (d) la Bulle du Concile à ces trois Prélats. Passons à la Ses-sion dix-huitiéme.
X.
(1) C’étoit Gai de Uoye qui fut malheureusement tué d’un coup de javelot en Ita-lie , étant en chemin pour aller au Concile de Pise , avec d'AiUi Sc Gerjon, Voyez,ì’Hijì. du Cône, de Pise , part. I, p. 2,36.
p. 708.709.
(ds p. 1586.1389.