4 sz. HISTOIRE DU CONCILE
Î 4 J£ relie, on préparoit celle de la Réformation. Dans cette vûc un Car-me, Professeur en Théologie à Montpellier, nommé Bertrand Vacher ^
' r8. Août. prononça le lendemain de cette Session,, un Discours quirouloit tout’fx-Mls* Ersçrà. entier fur la nécessité de la Réformation de PEglife. 11 y exhortoitfortement le Concile à employer les voies les plus promtes 8c les plusefficaces pour corriger les abus, 8c en particulier, l'insatiable avariace , rindomtable ambition , la crajse ignorance , l'indigne fainéantise , £s?T-cxecrable. mondanité des Ecclesasmies, Le Discours finissoit par unéloge de l’Empereur.
Diverses Am- XII. Des le quatrième d’Août on avoit eu nouvelle dé ParrivéeConcise dU à P Empereur à Narbonne, où il s’étoit rendu pour être plus près
o de Perpignan, le Roi d’Arrâgon Payant invité à y aller, parce que
Benoît XIII. n’étoit pas disposé à fe rendre à Villefranche, s’en excu-8,3. 24. zj. sant sur le trop grand éloignement & sur íâ vieilleíîè. Le dessein de ceAout. Prince dans ce voyage, n’étoit pas seulement d’obliger Benoît XIII.
à renoncer au Pontificat, il avoit encore fort à cœur Paccommodc-ment des Rois de France 8c d’Angleterre, afin d’en tirer du secourscontre les Turcs. Mais le Concile craignant que cette Négotiationne retardât celle de PCJnion de l’Egìiíc, 8c que P Empereur lui-mê-2,3, d’Août. me ne fût rebuté parles tergiversations de Benoît , lui envoya Jeande Wallenrod Archevêque de Riga qui étoit en grande faveur auprèsde lui, pour le prier de s’aboucher avant toutes choses avec le Roid’Arragon, 8c Benoît XIII.
Cependant les Turcs fe prévaloient de Pablence de Sigismond'. IIy avoit déja quelques mois qu’à la sollicitation des Vénitiens , àiïìemap. v.d. ce que prétend Théodoric de Niem , 8c par la trahison du Více-Harit. T. II. Roi de Bosnie , ils avoient fait une irruption en Hongrie , 8e4^6. qu’ils étoient même entrez dans la Dalmatie 8c dans PEsclavonie,
où ils avoient tout mis â feu Sc à sang. Depuis par les mêmes in-telligences, étant revenus à la charge, ils avoient pénétré jusquesdans les terres du Comte de Cilley Beau-Pere de P Empereur, 8cmême jusques aux confins d’Aqyiléc,8c de Saltsbourg,oû ils avoientpillé toutes les Eglises 8c les Monastères, 8c emmené trente milleChrétiens qu’ils tenoient dans un dur esclavage. Cela obligea'leConcile à prendre des messires pour la conservation du Royaume deHongrie, 8c des autres Etats de P Empereur, pendant qu’il s’cm-ployoit si généreusement à pacifier toute PEurope. D’un côté, leConcile écrivit au Roi de Pologne pour lui recommander les intérêtsAoût. de la Hongrie, 8c de l’autre, il envoya l’Evcque à’uíst: dans ceRoyaume pour engager les Grands à. demeurer fidclles à .leur Martre,pendant son absence.
Mémoire de XÍII. L’A f f a i r e des neuf Propositions de Jean Petit fut agi-QtrÇo».- ton, tée avec beaucoup de chaleur pendant les mois de Juin, de Juillet,
^lesM^Pítk- ^- d’Août,entre les Ambassadeurs du Roi de France,8c ceux du Ducmi .. à Bôm-gpgne. Les premiers demandoient instamment que les Com-
missai-