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missaires s’cxpliquassent fur la vérité, ou fur la fausseté de ces Propo- iWìsitions,& qu’ils rendissent publics les avis des Docteurs. Les Commiseíâires d’autre côté, gagnez fans doute par le Duc de Bourgogne, neeherchoient qu’à tirer Passaire en longueur, & qu’à consumer letems en formalitez que les François jugeoient superflues 8c mêmedangereuses dans une affaire où il s’agissoit des intérêts de la Foi & dela Morale Chrétienne. Gerson présenta le zo. d’Août aux Commis- 2 °' Août.faires un Mémoire très-fort dans lequel il pressoir de la part de PEm- Cer fi n -pereur, du Roi de France, & de l’CJniversité de Paris, la condàm- ^' 3 °’nation des Propositions de Jean Petit. J 1 faut néanmoins remarquerici un fait qui me paroi t important 8c assez singulier. C’est que dès p ‘
Pan 1413. fur la rin, l’Université de Paris, en corps, avoit désa-voué les poursuites & les procédures de Gerson , pour faire condam-ner les Propositions de Jean Petit. Et même cette année 141s,elleavoir renouvelle dans toutes les formes ce désaveu (t) par des Lettresdatées du zi. Août, où elle déclare en termes exprès qu’elle ne croitpoint que Jean Petit ait été P Auteur des Propositions denoncéesL,qu’elle n’a jamais avoué Gerson dans la poursuite de cette condamna-'tion,qu’elle le désavoué actuellement,& qu’elle fouhaiteroit qu’il fûtrappelle. 11 paroît même que cette Université avoit résolu de dépu-ter au Dauphin pour le prier d’écnre au Concile afin de pourvoir àl’honneur du Royaume de France blessé par la condamnation de laProposition générale, parce qu’on appelloit communément la doc-trine de Jean Petit , P erreur de la France. 11 est vrai que Gerson nepouvoit pas encore (avoir cette derniere résolution, puifqu’eíle ne futprise qu’un jour avant qu’il présentât le Mémoire dont on vient dèparler. Quoiqu’il en soit, de même jour, quatre autres Docteurs,ses Collègues de députation, présentèrent un Mémoire aux Commis-saires tendant au même but-que celui du Chancelier. Cependant ilsembloit que les choses se disposassent à terminer cette affaire à l’a-miable, puifqu’il y avoit eu une réconciliation entre le Roi de Fran-ce, & le Duc de Bourgogne, & que le Roi en avoit donné avis parune Lettre datée du 31. d’Août, dans laquelle il défend à ses Sujetstoute forte de discours, ou de démarches injurieuses à ce Duc. La >
Lettre fut envoyée à l’Evêque d 'Arras, & à Pierre Caucloon Vida-'me de Rheims, tous deux Envoyez du Duc de Bourgogne au Con-cile. Mais malgré cette réconciliation,l’affaire des neuf Propositions G JÍ T. K}.ne laissoit pas de se pousser avec beaucoup, d'animosité, de part Sc 3 s ’d’autre.
XIV. O n voit parmi les Actes une Lettre anonyme où Gerson est Ecnt ahonp-represente.comme un brouillon, qui de la propre autorité- Cx par un Gír r 0 „ t C0I>
faux tre le Cardin A-
(r) Gerson soûtient quelque part que ce defâveu avoit été extorqué, & en effet onverra dans la fuite l’Unìverfíté presser vivement la condamnation des 9, Propositions,
[Voyez plus bas, §. LXi. de ce quatrième Livre.
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