4s6 HISTOIRE DU CONCILE
ÍÏ4IS- fous est infini (i) ; Que ceux qui les tiennent probables ne sauroient,au moins, se dispenser de les juger téméraires, parce qu’une pro-babilité ne sauroit autoriser un homicide, & un assassinat z Quec’est une vaine échapatoire de dire que la condamnation de cesPropositions troubleroic la Paix faite depuis peu entre le Roi deFrance , & le Duc de Bourgogne , puisqu’il n’y a aucune tran-quillité à esperer pendant que de pareilles maximes se débiterontimpunément.
'Réponse à ce XVII. O n ne manqua pas de répondre à cet Ecrit. II y a entreMémoire. autres une Réponse anonyme écrite d’une plume toute trempée dansle fiel, où l’Auteur sc déchaîne avec fureur contre ceux qui pres-soient la condamnation des Propositions. En voici un échantillon.Gerf.ub.supr . S-editiofi Belial filiì , f unis infernalìbus agitati cum fi concernant à sua -?■ 397- rumfedìt.ionamfinibusìmpeditos , more canum hiantes rabie virulenta ypatulis riSlibus , ipforum obices , poste tenus fi dissonant , (s quos nonfostunt mordaciter toxicare latratibus rabidis a'érem infeëiantibus adfice -re non postponunt. C’est-à-dire, que dans les deux partis on s’accu-soit mutuellement de sédition. Mais la postérité est plus en état dejuger de cette affaire, qu’on ne l’étoit alors, parce qu’il y avoir beau-coup de passion de part ôc d’autrc. Tout Lecteur, qui envisage lefait d’un œil désintéressé, n’a pas de peine à prendre son parti, pourlavoir qui sont les séditieux, ou de ceux qui soutiennent de pareillesPropositions, ou de ceux qui en demandent la condamnation. CetEcrit ne contient rien pour le fond que ce qu’avoit déja soûtenu l’E-vêque á'Arras^ savoir, que les neuf Propositions font probables^qu’elles n’appartiennent point à la Foi, jusqu’à ce que l'Eglise l’aitdécidé, & que l'Evêque de Paris n’a pas cté en droit de les condam-ner. L’Evêque d 'Arras publia en même tems un Ecrit o.ù il distin-gue entre les huit Propositions de Jean Petits qui font dans son Apo-logie pour le Duc de Bourgogne & qui y sont appellées des Veritez ,& les neuf Propositions que Gerjon prétcndoit avoir tirées de cetteApologie, & qui avoient été condamnées par l’Evêque de Paris (i).II représente dans cet Ecrit les unes Sc les autres dans toute leur é-tendue; les Veritez de Jean Petit avec leurs preuves, & les Propo-sitions extraites par Gerfon , avec leur condamnation. Après celaII examine si les neuf Propositions que Gerfon prétendoit avoirextraites de la Justification du Duc de Bourgogne étoient conformesaux huit Propositions, ou Veritez de Jean Petit , & il soutient queGerfon,uí. fupr. non , par les raisons suivantes. I . Parce qu’il est impossible que^.403. des Propositions erronées dans la Foi & dans les Mœurs, telles queGerfon prétendoit qu’étoient les neuf Propositions, soient tiréesde Propositions véritables, conformes à la Loi Divine, & aux
bonnes
(A Eccl. I. 1 ;. selon U Version Vulgate, car il y a autrement dans rHébrcu,& dans le Grec.