Band 
Tome premier.
Seite
459
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. IV. 4fP

Rome , il n'y a presque que des Moines Mendians qui fer oient Juges (J 1415.Parties. 3. Gerson prouve par plusieurs passages de l’Ecriturc Sainte,le Droit que les Evêques Lc les autres Ordinaires ont de condamnerles Hérésies, entre autres par Malachie II. Actes XX. 28. Que sil'on dit que les Evêques ou les Inquisiteurs peuvent errer, Gerson ré-pond que le Pape peut errer tout de même. Au fond , continue Ger-ïòn, il n'y a point d'erreur qui ne soit déja condamnée direSlement , ou in-directement dans VEcriture Sainte , desorte que quand le Pape ou le Con-cile Général condamne quelque erreur ils ne f ont autre chose qu'expliquer,déclarer le Droit de Dieu en ajoûtant des peines contre ceux qui leviolent. Ecoutons la conclusion de Gerson. „ On a déja condamné,, dans ce Concile plusieurs erreurs que l’ambition des Papes & l’ar-„ tifice de leurs flateurs avoient introduites depuis long-tems, telles„ que font celles-ci”: Que le Pape n'ejî point soumis à un Concile Oecu-ménique i Qu'U ne sauroit commettre de Simonie dans la collation desBénéfices •, Que personne ne lui peut demander pourquoi il fait ceci j oucela } Qu'on ne sauroit célébrer un Concile sans lui, en quelque cas que cesoit. „ On ne doit pas plus épargner, continue-t-il, les Propositions„ suivantes: Que les Prélats inférieurs ne fauroient juger dans les„ matières de la Foi, à moins qu’il ne s’agisse de quelques Articles„ déja décidez par l’Eglife, quand même il y auroit fur les lieux un,, grand nombre de Théologiens, & que le scandale & le danger se-„ roient manifestes i Qu’on ne sauroit condamner aucune erreur fans„ appeller celui qui l’a avancée, & que fans cela la Sentence est nulle„ & injuste, quelque juste que puisse être la condamnation j Qu’on„ ne doit pas condamner une Proposition, quand elle peut être re-„ duite à un bon sens, Sc quand on allègue quelque cas où elle est„ foutenable ”. C’étoit le faux-fuyant des Avocats de Jean Petit pouréluder la condamnation de ses Propositions. Jean de Rocha fit une Gers.uU supr.longue réponse à cet Ecrit. II paroît que c’étoit un fort habile hom- P- 4 * 4 -me, Sc un bon Dialeélicicn. II releve fort à propos plusieurs fophif-mes & plusieurs fausses imputations de son adversaire. Mais je ne m’yarrêterai pas, parce que c’est une affaire personnelle Sc qui intéressepeu le fonds de la question.

XIX. Comme les partisans du Duc de Bourgogne avoient grand Gerson accuséintérêt à rendre Gerson suspect:, ils employerent une nouvelle bâte- & ^

rie contre lui. Ce fut de l’accuscr d’avoir avancé plusieurs Pro- ^octob.positions erronées dans ses Ecrits. C’est ce que fit l’Evêque à'Arras Ger. 439.le 2.1. d’Octobre en 2f. Articles que je rapporterai avec la réponsede Gerson St les répliqués qu’y fit Jean de Rocha.

1. II n'y a homme fi médiocre qui , s'il vouloit exposer sa vie pour fai-re mourir un syran , n'en put trouver le moyen. On trouve que cetteProposition (1) sent l’Hérésie, qu’elle approche beaucoup de la Pro-posi-ez) Elle est tirée d’un Traité qui commence par ces paroles, Vivat Rex,

Mmm 1