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Tome premier.
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466
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UTÇ.

(a) Volatjïtter.

Assemblées dela Nation Gal-licane pour dé-libérer fur l'af-faire des Anna-tes.

Jacob V'm-pheling Vol. Res.Germ . Freh.p. 381 . 381 .Eascic. Rer..Expet, p.

168. & Lier t.,de l'Egl. Gall. [,P-.S 3 - Mat-thieu Farts , p439.961.961.(a/T,I..p. lój.

466 HISTOIRE DU CONCILE

position a pu être avancée en passant (a),Sc par mécontentement de ceque depuis cinq mois on refufoit de juger une matière aussi impor-tante, par raport aux mœurs. Qu’au reste la Proposition n’est passi étrange qu’on pourroit se l’imagincr, puis qu’il est question d’unpoint de Morale Sc de Droit naturel dont les Juifs Sc les Payenspeuvent être Juges. 11 trouve fort étrange que lâ Partie adverse aitrécusé d’habiles Docteurs en Théologie Sc en Droit, entre lesquelsil y avoit un Cardinal qui avoit été nommé Commissaire par le Con-cile, s’agissant d’une Cause où peut-être on n’auroit pas récusé desJuifs Sc des Payens. II soutient que les Propositions dénoncées ici con-tre lui n’ont point donné de scandale, qu’elles font vraies de la ma-niéré qu’elles ont été conçues,Sc dans la place où elles ont été mises,fur tout si on les prend suivant l’intention de ceux qui les ont avan-cées, Sc non selon le mauvais sens que leur donnent les Dénoncia-teurs. Au lieu qu’au contraire les Propositions de Jean Petit ont don-né un grand scandale, qu’elles font erronées en elles-mêmes, quel’intention Sc lasin en font três-mauvaiscs ; puifqu’elles ne tendentqu’à justifier Passassinat d’un Prince qui n’a été, ni accusé, ni con-vaincu devant ses Juges. C’est pourquoi Gerfon conclut à demanderque la Dénonciation soit déclarée nulle, Sc les Dénonciateurs répri-mez par le Concile. Jean de Rocha conclut de son côté à demanderque les Propositions dénoncées contre Gerfon soient examinées, Sc ju-gées selon leur qualité.

XX. Ce fut environ ce tems, que la Nation Gallicane s’aísembladiverses fois, pour délibérer fur l’assaire des Annates, Sc autres im-positions dont les Papes accabloient les Eglises, Sc en même tems les .Etats de la Chrétienté. II y avoit long-tems, qu’on s’en plaignoitpar toute l’Europe, Sc en particulier en France (1) . On a parlé enpassant, dans l’Histoirc du Concile de Pise (b) du grand Arrêt duParlement de Paris,pour l’abolition des Annates. E'exécution de cetArrêt donné au mois de Février de 1426. avoit été suspendue jus-qu’au mois de Mars de 1408. Cependant Tannée suivante Alexan-dre V. envoya en France le Cardinal de Phurrei^ pour lever des Dé-cimes fur le Clergé. L’Univcrsité de Paris s’y opposa fortement,Scobtint même une Ordonnance du Conseil, portant défense aux Of-ficiers Royaux des Frontières, de laisser entrer dans le Royaume desLégats avec pareilles commissions.. Néanmoins Tannée suivante, leRoi Sc T Eglise Gallicane lui accordèrent un subside caritatif. Lamême année, ce Pape envoya en, France T Archevêque de Pise , Sc

d’au-; -

(r) Voyex là-dessus le Traité clts. Libers. de VEglise Gallic T. I. Art. XIV. p. 48.&- Cuiv.

(z) Ces paroles font tirées des Libertez. de l'Eglise Gallicane, T. I. p. 50. de l’Edit.d’Ang’et. Mais il y a erreur,'puis que cette Ambassade fut envoyée par Jean XXUI. _3 c,non par Alexandre V. Voyez Menftrelet & ì’Hist. du Concile de Pise. T. II. p.zi.2.7.

Í3). Les Annates que. l’on appelle Services communs se distribuent aux Cardinaux.

Les .