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Tome premier.
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478
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Cerf. 4jz,

30. Octobr.

478 histoire DU concile

ï4*í> ,, Jean Poucet , 6c de tous les autres (1)”.

Avis de l’Evê- XXI. 1 l arriva quelques jours après un nouvel incident. CommeCollège^des UEvêque d 'Arras avoir recule le Cardinal de Cambrai, 6c qu’il avoir

Cardinaux fur m ème intenté une accusation d’Héréíìe contre lui, les autres Cardi-la même affai- naux voulurent prendre le parti de leur Collègue. C’eit ce qui paroîtpar un Ecrit, où l’Evèque d 'Arras représente aux Cardinaux, ies in-conveniens qu’il y auroit à craindre pour eux, s’ils s’ingeroient danscette affaire. II dit que ce Collège s’exposeroit à un grand danger s’ilvouloir soutenir une Proposition erronée, parce qu’elle a été avancéepar un Cardinal; Que l’aífaire de Jean Petit intéresse plusieurs Princeschez qui les Cardinaux ont des Bénéfices, qu’ils courroient risque deperdre,s’ils prenoient un mauvais parti; Qu’il íè trouveroit desUni-versitez qui s’opposcroient à leur Jugement, 6c qui peut-être le con-damneroient comme hérétique, ce qui les rendroit inhabiles à sélec-tion d’un Pape; Qu’on n’a point d’égard au Cardinalat quand il s’agitd’approuver ou de condamner des Propositions dans les matières defoi, 6c que c’est aux Evêques, 6c aux Docteurs à en délibérer par or-dre du Pape, afin qu’il en puisse décider; Qu’en un mot ce seroitune tyrannie manifeste, si pour l’honneur 6c l’interêt d’un seul Car-dinal tout le Collège des Cardinaux vouloir s'emparer d’une affairequi devoir être jugée par le Concile.

XXII. Qu o I q_u e le Cardinal de Cambrai se fût déporté de lui-même du jugement de cette affaire, il ne laissa pas en qualité de Doc-teur en Théologie d'en donner son sentiment par un Ecrit signé desa main. II le présenta au Concile le huitième de Novembre, 6c il ydéclara que chacune des Propositions de Jean Petit devoir être con-damnée, comme la Proposition générale savoir été, puisqu’elles enfont une fuite manifeste, 6c que ceux qui les soutiennent opiniâtré-ment doivent être punis comme des Hérétiques. 11 en allègue pourraison, 1. Les deux commandemens de ne point tuer , 6c, de ne point

í e P ar j urer - i-Ee verset 14. du Chapitre vint 6c unième de VExode onJe luis la ver- n âlt : Si quelqu'un tué son prochain de dessein prémédités lui ayai.ilion de Port dresé des embûches , vous P arracherez même de mon autel , pour le faneRoyal. mourir. 3. Deux passages de St. Augustin où ce Docteur déclarehomicide quiconque tu.ë quelqu’un de son autorité privée, fût-ce unempoisonneur, un voleur, un sacrilege, un adultéré, unPayen,ouquelqu’autre criminel que ce soit. 4. Un Decret d’un Concile deLyon qui condamne les asiassins à la peine de l’Excommunication,6c de la destitution de toute Dignité, Honneur, Ordre, Office, 6cBénéfice, ipfo faSto , 6c lans autre forme de procès, f. II soûtientque la doctrine dé Jean Petit mérite mieux d’être condamnée quecette Proposition de PFiclef , que les Sujets peuvent, à leur gré, cor-riger

( 1 ) On peat vòir le précis du reste de ce Méitioirc de la Nation -Gallicane,l'uiv. da second Volume de cette Histoire.

Déclaration duCardinal deCambrai.Gerson.p. 481.8. Novemb.