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Tome premier.
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479
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DE CONSTANCE.

L i v. IV. 479e faute. d. Enfin il

rlger leurs Seigneurs, quand ils tombent dam quelque faute. 6. Enfin il r^tf.prétend qu’on peut tout aussi-bien condamner les Propositions dont ils’agit, fans faire aucune mention de leurs Auteurs, qu’on a condam-né la doctrine de la Communion fous les deux Eípéces, fans nommerpersonne.

XX1ÍI. L’E V e qjj e d 'Arras réfuta cette déclaration d’un bout à Réponse <íèl’autre, par une déclaration contraire qu’il donna aussi en qualité de ^ Evêque d ^Docteur en Théologie. II soutient qu’aucune des Propositions attri- G er f on p, 475 .buées à Jean Petit ne doit être condamnée par un jugement de Foi,

& qu’elles ne font point comprises dans la Proposition générale, niqu’elles n’en font point une conséquence, parcc que dans la Proposi-tion condamnée, il s’agit de quelque Tyran que ce soit , 2 m lieu que danscelle de Jean Petits ne s’agit que d’un certain Tyran designé de telle &telle maniéré. 1)'ailleurs dans la Proposition condamnée il s’agit d’unSujet du Tyran même, au lieu que dans celle de Jean Petits il s’agitdu Sujet ou du Vassal immédiat du Roi à qui le Tyran voudroit ôterla vie, ou le Royaume. 11 tâche de faire voir d’autres disparités en-tre la Proposition condamnée, & les Propositions à condamner. En-suite répondant aux raisons fur lesquelles le Cardinal de Cambrai avoitappuié son sentiment, furie Commandement, tu ne tueras point , ilsoutient que la glose, fans autorité de jufiiee , n’est pas véritable, par-ce qu’il s’enfuivroit de là, qu’il ne feroit pas permis de ruer un vo-leur nocturne, ni de repousser la force par la force. Voici la vérita-ble glose, selon l’Evêque d ' Arras : Tu ne tueras point , savoir, un hom~me innocent par un esprit de vengeance , & de ta propre autorité. Caril prétend que la nécessité est une Loi & une Justice dont tout hom-me est le Ministre. A l’égard du Serment il allègue plusieurs cas,où il est permis en effet de ne le pas tenir, & où ce feroit même unpéché de le tenir. II prétend aussi que dans le Chapitre XXI. del’ Exode , il s’agit d’un homicide commis par un esprit de vengeanceêc par autorité privée, c’est-à-dire, fms y être forcé. 11 répond àpeu près de même au pasiâge de St. Augustin & aux Décrétales. Surce que le Cardinal avoit dit 1 . que la Doctrine de Jean Petit meri-toit aussi-bien d’être condamnée,qu’une certaine Proposition de Wi~clef -, z. qu’il n’étoit pas plus nécessaire de désigner les personnes encondamnant les neuf Assertions, qu’il l’avoit été en condamnant ladoctrine de la Communion fous les deux Efpeces(z), l’Evêque à'Ar-ras répond qu’il n’y a aucun raport entre la Proposition de ÏViclef& celle qu’on attribuoit à Jean Petit , & que d’ailleurs si on n’avoitnommé personne en condamnant la doctrine de la Communion fousles deux Espèces, c’est qu’il n’avoit point paru d’Auteur de cettedoctrine, & qu’elle n’avoit été dénoncée qu’en général. D’où l’E-vêque á’Arras conclut à ne point condamner les neuf Propositions

attri-

(r) C'estune nullité qu on alleguoit contre le Jugement dc TEvêque de Paris.