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Tome premier.
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fiz HISTOIRE DU CONCILE

.•M15; ques(\)dans les terres dé leur domination. „ Les'Prélats,, dit-il, se-j, raient infiniment mieux d’ôter du champ du Seigneur ía zizanie„ des Hérésies dans k Morale , que de dépouiller les Monaueres,„ ses Eglises Ôc mêmes les Rois 8c les Princes, en leur ôtant des„ Privilèges qui leur avoient été justement accordez (z). Car, ajou-,, te-t-il , la moiíl'on est prête & il est tems de mettre par fagots„ les ..Hérétiques.., afin de les jetter au feu”. Mais s’il ne veutpas que les Evêques empiètent fur les droits des Princes, il n’estpas d’.avis non plus que les Princes entreprennent fur,les droits 8cles privilèges des Evêques, comme il dit qu’ils faifoient alors plusque jamais.

XLVI 1 . Le vint-neuvième on assembla encore les Nations pourlire des Lettres de l’Empereur 8c des Députez du Concile en Ara-gon, qui faifoient efperer un heureux succès de cette Negotiation.On en fit des réjouissances publiques, & il y eut à cette occasionune Procession solennelle, mais l'évenement montrera qu’elles étoientprématurées. D’autre. côté, il venok.tous les jours des nouvelles fâ-cheuses de Boheme où le supplice de Jean Hus avoit soulevé pres-que toute la Noblesse & le Peuple. Le Concile y avoit envoyél’Evèque de Lìtomijfel , pour y notifier fa condamnation, 8c pourtâcher de ramener les esprits. Mais il trouva des gens tellementirritez, que bien loin de rien gagner fur eux , il n’étoit pas lui-même en sûreté pour fa personne. On a déja vû une Lettre desGrands de Boheme, au Concile fur ce sujet. Un des Disciples dcJérôme de Prague en apporta encore une du même stile, 8c de lamême teneur. Ces fréquentes Lettres obligèrent les Promoteursdu Concile, à demander que ses Hussites, Sc ses Seigneurs qui lesavoient signées fussent citez à Constance pour rendre raison de leurFoi 8c de leur conduite. C'est ce que l’on verra dans son lieu. J 1n’arriva plus rien de mémorable cette année à Constance, si ce n’estla mort d’un Cardinal de l’Obédience de Grégoire XII , nomméPandel , qui fut enterré fans beaucoup de cérémonie parce qu’il étoitpauvre.

XLVIII. L’anne e 1416. commença comme les précédentespar des dévotions publiques. Le jour de Y Epiphanie, l’Evêque defoulon prononça un Sermon fur ces paroles, les Mages trouve-ront P Enfant avec Mark fa Mere. II s’expliqua avec beaucoup deforce 8c de liberté fur , 1 a corruption de l’Eglise d’alors. Le Seigneur ,dit-il, nous avoit appeliez au Concile de Pise pour nous réformer , ïfipeur mus sanctifier. Mais tout s'y passa en vains projets de Ré forma-tion, (J on renvoya toâjours au lendemain. Depuis ce tems-là , le Schis-me

(r) C’étoient des Flagellans.

(1) Ce Moine plaide ici fortement la cause des Exemptions, aufii-bien que celledes Aimâtes,

: Diverfes Congrégations.

■ i9.30.Dec.

btiem ap. V. dliard.T. II.>.415.

, Cidessus p.483.

zo.Decem.

V.d.Har.T.IV.p. s;6.

1416.

Sermon del’Evêque de

Toulon.

Ex Mqnufcr.Erford.

Crut, Cras,Gorvorummore,

l'i ti i

■ 4,1