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Tome premier.
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DE CONSTANCE. L m IV.

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prétend le justifier par des raisons tirées du Droit Divin Lc du 1416.Droit Canon.

7 . On a déja vû que l’Evêque d 'Arras pour rendre Gerson suspect,l’avoit accusé d’avoir commis mal à propos le Roi de France «Jans uneaffaire, qui, selon ses propres principes, appartenoit au Tribunal dela Foi. Gerson répond prémierement, que ce n’est point commettrel’honneur du Roi très-Chrétien , que de l’interesser à la défense de laFot & de la Religion, làppée jusqu’aux fondemens par l’Apologie duDuc de Bourgogne. En second lieu, qu’avant que d’avoir interposél’autorité du Roi dans cette affaire, il avoit dénoncé cette doctrineen son propre nom, 8 c en qualité de Théologien,pour être examinéepar les Docteurs, d’une maniéré paisible 8 c sommaire, & lans toutesles sormalitez du Barreau. Mais qu’au lieu de s’y prendre de cettemaniéré, les Commissaires de la Foi Payant voulu envoyer au Parle-ment de Dijon , pour y être jugé comme accusateur du Duc deBourgogne, quoiqu’il eût toujours protesté que dans cette dénoncia-tion il ne préiendoit prendre personne à partie, il avoit été obligéd’avoir recours à l’autorité du Roi son Maître pour le soutenir dansla défense d’une austi juste cause,& pour le mettre à couvert des vio-lences de ses adversaires qui n’épargnoient ni argent , ni intriguespour l’opprimer. Enfin il conclut que comme il elt persuadé que l’A-pologie de Jean Petit , 8 c les Propositions, qui en ont été fidelle-ment tirées, font scandaleuses à plusieurs égards, ôc erronées dans laFoi 8 c dans les Mœurs, il s’engage personnellement, en son propre& privé nom, 8 c sur sa tête, a défendre à cet égard le Roi de Fran-ce, conne tous ceux qui prétendraient calomnier fa conduite danscette affaire, 8 c il défie en même tems ses aivertaires, d’en faireautant pour le Duc de Bourgogne leur Maître. C’est là-dessus ques’adressaut aux Peres du Concile, il les exhorte avec beaucoup d’éio-quence, à écouter la voix du sang du Duc d’Orleans qui crie ven-geance, 8 c qui leur demande justice, fur tout contre P Apologie qu’ona faite de son assassinat dans un horrible Libelle diffamatoire. Ce fl , dit-il, par cette Piece impie (st fcelerate , qui représente le Duc d'Orléans ,comme un traître ct? comme un infâme , qu'après l'avoir assassiné , on lefait mourir une seconde fois d'une mort civile , qui efl d'autant plus cruel-le qu'elle rejaillit fur ses enfans ct? fur toute leur postérité. Se tournantensuite du côté de l’Evêque d’ Arras , 8 c de Pierre Cauchon Vidame (a) (*1 Surde Rheims, Avocats du Duc de Bourgogne, il leur addresse la pa-rôle en ces termes : Mais vous , Monsieur d' Arras, mon Révérend de Trévoux.Pere ct? mon ancien Ami , & vous Monsieur k Vidame de Reims , mon(her Compatriote , répondez-mui , je vous prie , fur .les que fiions suivan-tes. N’est-il pas vrai que vous vous intéressez véritablement (st à lavie & au salut du Duc de Bourgogne , austi bien qu'à tout ce qui peuttourner à l'avantage (st à la sûreté de ses Descendant ? J'en suis bienpersuadé. II vouloit fans doute insinuer par là que le Duc de Bour-

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