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Aatre Assem-blée sur 1» mê-me affaire.
«
n. Mai.
Op. Gers. T. V.V591.
fs6 HISTOIRE DU CONCILE
gogne lui-même étoit aussi intéressé qu’aucun autre Souverain à lacondamnation des Propositions de Jean Petits parce que ses Maxi-mes pouvoient un jour être employées contre lui & contre ses en-fans. „ Ne conviendrez-vous pas aussi que l’assiassinat du Duc d’Or*„ leans ne peut être parti que d’un très-mauvais conseil, èc que ja-„ maïs Philippe le Hardi, Pere du Duc votre Maître, n’auroit com-„ mis un pareil attentat? Vous en devez convenir -, car du vivant de„ ce Prince, quelqu’un ayant lâché en fa présence quelques paroles„ qui tendoient à se défaire du Duc d’Orleans, il sortit de la cham-,, bre tout ému en prononçant ces mots, heureux Vhomme qui n'a„ point été dant le conseil des méchants & je fuis assuré que vous-„ mêmes qui étiez alors en Italie, si vous eussiez été présens lorsque„ cette action se commit, vous ne l’auriez jamais conseillée. Le Duc,, de Bourgogne lui-même qui la sit faire en eut une telle horreur,„ que le lendemain il confeflâ aux Princes du sang que c’ctoit le„ Diable qui la lui avoit inspirée. Si donc cette mort est injuste Si„ criminelle, comment pouvez-vous en approuver l’Apologie ”? A-près que Gerfon eut prononcé ce Discours, il mit entre les mains desProtonotaires Apostoliques, toutes les Pieces qu’il avoit produites,&on se sépara.
LXXIX. L e Concile se raíîembla quelques jours après. Jean Ger -son ayant fait dans cette Assemblée la lecture de la Lettre de l’Uni-versité de Paris dont on a parlé, l’Evêque d 'Arras fit un long Dis-cours fur ces paroles de St. Paul (t), Ne permettez pas qu' on vous fas-se aisément changer de créance ni qu'on vous allarme , ou par des révé*lations , ou par des Discours , ou par des Lettres , qu'on diroit être denous. 11 présenta ensuite une Lettre de la Faculté Théologique dela Province de Picardie (z), par laquelle il paroissoit que cette Pro-vince n’avoit point consenti à la Lettre de l’Université, Mais cettelecture fut suivie d’un si prodigieux tumulte qu’il fallut se séparer,íàns que l’Evêque d ' Arras pût faire les réflexions qu’il avoit encorea faire, tant fur cette Lettre de la Nation Picarde, que fur celle del’Université. Ce Prélat sit ses protestations & demanda acte de laviolence qu’il prétendoit qu’on lui avoit faite. On s’aflêmbla encoredeux jours après fur la même affaire, mais avec aussi peu de succèsqu’auparavant. L'Avocat des Ambaffideurs du Duc de Bourgogne,ayant été interrompu par celui des Ambassadeurs du Roi de France,il y eut un si furieux tintamarre, qu’il fallut encore quitter fans avoirrien conclu. Cependant les Cardinaux reçurent une Lettre de l’Em-pereur, par laquelle il demandoit que la procedure, tenue par lesCommissaires dans l’affaire de Jean Petits fût cassée, & une autreLettre, de. France,où l’on presiòit vivement la condamnation des neuf
Prc-
( 1 ) Thes.II.ï. Jé fuis la version du P. Bouhours qui s’est trouvée fous ma main.
L’Univeríìté de Paris est partagée en Nations ou Provinces.