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HISTOIRE DU CONCILE
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comme il avoir déja fait, qû’à la vérité il avoir lû les Ldvres de céDocteur, comme on lit les Ouvrages d’un bon Philosophe, maisavec choix & discernement., prenant le bien & laissant le mal ; ques’il'avoit mis son Portrait dans fa chambre, c’étoit comme celui d’ungrand homme, 6t non comme celui d’un Saint, & qu’au relie il n’yavoir aucune Couronne fur la tête de ce Portrait. 11 s’infcrivit en fauxcontre toutes les accusations de violences,hormis celles à quoi il avoirété forcé en fe défendant. II nia absolument d’avoir jamais combattula Présence réelle, la Transsubstantiation, le Sacrifice de la Melîè,£c d’avoir fait les Vers & les Chansons qu’on lui attnbuoit.Sur l’Ex-communication , il soutint qu’il n’avoit dit autre chose, sinon qu’unPape, ou un Prêtre, usurier, ou fornicateur, ne laissoit pas d’admi-nistrer légitimement les Sacremens , mais que c’étoit à son dam,parce qu’il en étoit indigne,& qu’une Excommunication injuste n’a-voit aucune validité. Sur les Indulgences, il déclara que le Pape 6cles Cardinaux pouvoient légitimement en donner, mais qu’il ne leurétoit pas permis de les vendre comme ils fuioient. 11 nia absolumentd’avoir jamais fait porter dans les rues par des femmes publiques lesBulles du Pape qui accordoient des Indulgences, 6c de les avoir faitbrûler. 11 ne diiconvint pas d’avoir soutenu dans un Discours qu’ilfit un jour devant le Roi de Boheme, qu’il est permis à un Laïquede prêcher la Parole de Dieu. Sur tous les autres Articles qui-avoient du rapport avec ceux, qui lai avoient déja été communi-quez, il répondit comme il avoit fait devant ses Commissaires, 6tcomme on l’a rapporté ci-dessus. L’heure des Séances étant écouléeon renvoya l'assure à une autre fois.
Autre examen LXXXII. Le 2.6. de Mai on le rassembla pour la même affaire.de Jérôme de Jérôme ayant comparu, le Patriarche de Constantinople lui deman-da, s’il vouloir prêter Serment avant que de répondre au reste des Ar-ticles fur lesquels on avoit à l’entendre. 11 refusa de jurer, commeil avoit déja sait-, parce qu’on ne vouloir pas lui accorder la libertéde parler ; cependant on ne laissa pas de lui lire tout ce qui restoitd’Articles contre lui. Sur l’Article de la vénération des Reliques,qu’on prétendoit qu’il avoit condamnée, il répondit que c’étoit unefausse imputation. 11 nia d’avoir préconisé, comme on le disoit,les trois hommes décapitez pour le Wiclefisme. Enfin après qu’ileût répondu à tous les farts, avouant les uns, niant les autres, 8c enéclaircissant quelques-uns, le Patriarche de Constantinople lui dit,que quoi qu’il fût suffisamment convaincu d’Héréfie, par des preu-ves fans répliqué, par des témoins irréprochables, on lui donnoitpourtant la liberté de parler, soit pour se défendre, soit pour se ré-tracter, mais que s’il persistoit dans ses erreurs, il devoit s’attendreà être jugé selon les Loix. ®
Jérôme ne manqua pts l’occafion: après avoir fait fa priere il de-manda le secours de celles de l’Assembiée, asin^qu’il plût à Dieu 6c
à la
Prague.
z6.de Mai.V. d Hard s.
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