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Tome premier.
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DE CONSTANCE. Liv. IV.

Ï7s

mer d’élections à aucune Eglise Cathédrale ou Régulière} de ne per- , 1416;

mettre à aucun Prélat de s’absenter} d’envoyer des Ambastàdeurs enPologne, pour engager le Roi 6c le Grand Maître Teutonique à ob-server la Trêve de deux ans, qui avoit été conclue entre eux à Paris,par son entremise 6c par celle du Roi de France} de tenir à CharlesMalatefta tout ce qu’on lui avoit promis} de maintenir dans fa Digni- Il avait étété Jean Conîarin , élû Patriarche de Constantinople, 6c de confirmer de l’Obédieiî-ses Officiers} dêne rien accorder au Roi ni à la Reine de Naples} “ <ie Gre í oi ~de suspendre les affaires des Moines Mendians, de ne donner des Pré-latines à aucun Religieux de l’Ordre de St. Paul l'Hermite -, 6c de Cet Ordre futne leur point permettre de quitter l’Ordre} de nommer des Commis- institué enfaires pour regler les démêlez entre l’Archevêque de Rheims 6c le Hongrie enCardinal de Salace- y d’empêcher que personne ne s’emparât des biens iIS 'de l'Eglise Romaine, n’ayant voulu lui-même rien accorder à per-sonne là-deslus, & s’étant déclaré Protecteur des biens de cette Egli-se. C’est l’extrait que Cerretanus a donné de la Lettre de Sigismondymais je trouve dans les Oeuvres de Gersony une autre Lettre de mê- Gerfon. T.v.me date, qui fut auffi lûë le même jour, 6c qui ne contient que des st. 593,exhortations à la paix, qui étoit troublée au Concile par l’importu-nité des Moines Mendiants, 6c de fortes instances pour faire révo-quer le jugement des Cardinaux, qui avoient caste la Sentence de l’E-vêque de Paris contre Jean Petit. L’Empereur se plaint de ce juge-ment en ces termes Nous avons appris que quelques Commissures,qui font à Constance, 6c qui sc portent pour Juges'dans cette affaire,ont caste la Sentence de l’Evêque de Paris, 6c de l’Inquisiteur de laFoi, quoi que leur charge les engage à extirper les erreurs, 6c lesvices, 6c à semer la vertu, dans le champ du Seigneur, qui leur aété confié, contre une certaine Proposition que Maître Jean Petit aeu l’impudence de soutenir, & qui est erronée, selon le jugement deTlllustre Université de Paris, qui n’a pas accoutumé d’enfeigner deserreurs. Une pareille démarche ne peut que fcandalizer les simples,.

6c qu’autoriser les séditieux à se soulever contre leurs Maîtres (1).

N’a-t-on pas vu que Jean Hus, ci-devant condamné, en déclamant,comme il fâifoit, contre les Ecclésiastiques, pour faire plaisir auxSéculiers, enveloppoit aussi ces derniers, dans ses Discours séditieux..

Tout de même le deffunt Jean Petit y en invectivant contre les Puis-sances Séculières y enveloppoit contagieufement, 6c damnablement,les Ecclésiastiques qui ayant leurs queues attachées les unes aux au-tres, comme les Renards de Samson y ont brûlé de toutes parts la.moisson dans le Royaume de France. J’ai vû de mes propres yeux» •les séditions, les ravages , les pertes, les fureurs, en un mot lesmaux inexprimables, qui ont été la fuite de cette détestable

doctri-

(r) La Justification de Jean Petit est une horrible invective contre la Mémoire du.

Pue d’Orleans, & le Roi de France y étoit indirectement intéressé.