Band 
Tome second.
Seite
17
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Lrv. V. ij

tavtmus). Alors je reviendrai en toute diligence vous retrouver au 1417.

„ terme asiîgné, (ita quod servabo dìem appunéluatum ) mettant ce-„ pendant'mes Châteaux, St mes Forts en telles mains que je les„ puiíîê recouvrer sûrement (3) quand je voudrai. Et lorSque je„ íërai de retour en votre présence, comme, s’il plait à Dieu, je n’y,, manquerai pas, je vous promets fur ma vie, (per veritatem corporis,, mei) de vous faire hommage, comme à mon Souverain Seigneur,

„ 6c je montrerai votre Droit si clairement à la France que tout le,, monde conviendra que je ne fais que ce que je dois faire, 6c que„ quiconque n’en fait pas autant agit contre son honneur. Je vous,, prie feulement , Monseigneur , que ce secret soit gardé jusqu’à,, mon retour, parcc que je scrois en grand danger s’il venoit à s’c-„ venter pendant que je ferai là. " 8. Henri marque à son Ministrequ’il a permis au Duc de Bourbon d’aller au nom de tous les autresprisonniers,fans pourtant qu’aucun d’eux eût part au secret, & il luiordonne de dire a Sigismond que le Duc partira dés qu’il aura ses pas-seports, 6c ses sûretez, mais que quelque succès qu’ait la Négocia-tion , lui Henri ne laissera pas d’aller en France, selon ía première ré-solution. (a) ...... 11 paroit par cette Pièce que ía Négociation de O) Atíes Pu-

la Paix duroit encore nonobstant le Traité de Cantorberi, que le Roi blusd'Anghudes Romains y intervenoit, qu’à en juger par les termes de la Lettre mìJÌ^atic ^la bonne intention étoit du côté du Roi d’Angleterre, 6c la mauvaise Moi. Tomefoi du côté du Duc de Bourbon, qui vouloir ou trahir fa Patrie, ou h Part. I,tromper Henri. On peut donc ici rendre au P. Maimbourg ses pro-pres paroles5 Voila ce que les Historiens ^ fans doute , 'Pont point fu ypuisqu'ils n'en ont point informé le monde , (st l'on me saura peut-êtrebon gré de savoir fait pour désabuser ceux qui étant mal instruits par lesAuteurs refusent encore aujourd'hui à Sigismond la qualité de grand Pa-cificateur de l'Eglise (b). Si donc l’Empereur amusé, 6c, pour ainsi (S) t/S. fupr.dire,joué par la France, prit le parti le plus favorable à ses intérêts, ^ib. VI. p.il ne fit rien en cela que 11e fassent tous les autres Princes. S’ils ont z<5 °-tort, ou non, c’est leur affaire, c’est-là la question de droit, 6c noncelle de fait, dont il s’agit uniquement ici. Qui fait si l’Empereurne craignit pas de s’attirer à dos les Anglois si mécontens du mauvaissuccès de fa Négociation, qu’il n’osoit pas même se fier aux Vaisseauxdes Anglois pour fa retraite ? C’est un fait qu’avance JVinckck témoinoculaire , 6c je ne puis présumer, ni qu’il aît été mal informé, niqu’il aît voulu mentir de gayeté de cœur. On ne peut pas non plusaccuser Sigismond d’avoir trahi le Roi de France, en traitant avec leRoi d’Angleterre, puisque le P. -Daniel rapporte que Sigismond enécrivit des Lettres au Roi (de France) oh apr'es lui avoir reproché le

peu

Hatfleur, & cette partie de la Normandie qui y est adjacente. _

(3) Ponenio intérim omnia Caflella, C ’Bortalitiu jub tali restmìne , que d fim feut-ras habendi illu quandocunque ìubst.

Tome II.

C