DE CONSTANCE. Liv. V. 23
8c Président du Conseil d’Etat, arriva à Constance. II y fut re- 1417;ça avec des honneurs extraordinaires. L’Empereur alla lui-mêrneau devant de lai. Deux Cardinaux accompagnèrent ce Prélat à sonentrée dans la Ville, honneur qu’ils n’avoient fait à aucun autre Ar-chevêque qu’à celui de Mayence.
X. On a déja parlé d’un Traité que Gerson avnit composé, d Traité del’exemple de celui de Pierre d'Aillì , touchant l’autorité du Concile, Gerson fur I»& la puissance de l’Eglife. II fut lû publiquement le 6 . de Fevrier, Eccleslasti-comme un préparatif aux délibérations que le Concile avoit à pren- q Ue .dre dans la fuite , soit pour la déposition de Benoits soit pour l’élec- K d.nards.tion d’un autre Pape, soit enfin pour la Réformation de l’Eglife. T - VI -
Ce Discours consistoit en plusieurs Considérations qu’on abrégera. ' e evr 'II mérite d’autant plus de trouver place ici que le Docteur Dupin ajugé que Gerson n’en avoit point fait de plus exact ni de plus profondfur la matière ( a ). Premiere Considération. La Puis- (a) cerfinilance Ecclésiastique est celle que J. C. a donnée furnaturellement »<*>Fol. 48.£c spécialement à fes Apôtres, à fes Disciples & à leurs Succes-seurs légitimes, jusqu’à la fin des siécles, pour l’cdification de l’E-glife Militante, afin de l’amener au salut éternel par la pratique desLoix Evangéliques. Seconde Considération. La Puissan-ce Ecclésiastique est divisée en Puissance d’Ordre, & en Puissance deJuridiction. La Puissance d’Ordre s’exerce en deux maniérés, l’unefur le vrai Corps de Christ quant à fa consécration,l’autre fur le CorpsMystique de J. C., e’est- à-dire fur fes Membres. Celle de Jurisdic-tion est double aussi. Elle s’exerce ou fur le For , c’est - à - dire le Tri-bunal extérieur, ou fur le For , c’est - à - dire le Tribunal intérieur de laconscience. Troisième Considération. La Puissance Ec-clésiastique d’Ordre peut être considérée fous deux égards; ou com-me regardant l’administration du Corps de Christ aux Fidèles ; oucomme regardant l’administration des Sacremens d’Ordre 8c de Con-firmation, la Consécration des Vierges, des Abbez, des Eglises, 8crétablissement des Ministres de l’Eglife. Sous ce dernier égard laPuissance Ecclésiastique n’est pas égale dans tous les Prêtres , parcequ’un simple Prêtre, selon le sentiment commun des Docteurs, nepeut conférer les Ordres, ni confirmer ni consacrer les Vierges; cequi appartient tellement à l’Evêque que s’il confirme, ou s’il conféréles Ordres étant excommunié, ou da&s un état d’irregularité, 8cdégradé, le Sacrement ne laisse pas d’être valable. Gerson remarqueici qu’il y a quelque disserence entre les fentimens des Juristes 8c desThéologiens fur í’Epifcopat. Les Juristes , dit-il ^ appellent VEpiscopatun Ordre , parce qu'il es au dejsus de la Prêtrise, Quoi que ks Fhéolo-
giens
pu reprefenter en François ìa fameuse farce de Patelin. Cette Comeâie Latine qu’il fit jouera IVormes en 1497. nêtoit qu une imitation de cette Farce accommodée au goût Allemand.
De là -vient que quelques uns lui attribuent mal h propos une Jradttiïion- Latine littéralequ on a, de la même Farce, - ■ - - '