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Tome second.
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D E CONSTANCE. Lxv. V. rp

■Général représente suffisamment (fi pleinement T Eglise UniverseUcfil faut ugjnécessairement qu'il renferme en soi Tautorité Papale , soit qu il y ait. v.n■Pape , soit qu'il n'y en ait pas , par mort naturelle , ou civile. L aPuissance Ecclésiastique considérée par rapport à la personne fur la-quelle elle s’exerce légitimement, est variable, 8c peut être retran-chée en plusieurs cas. Ainsi, on peut dire que la Puissance Papalepeut être changée 8c retranchée par mort naturelle, ou par mort ci-vile, comme par la déposition. Pour prouver ce principe, Gersonallègue son Traité par lequel il avoit prouvé qu‘on peut retrancher lePape de l’Eglise (i). La Puissance Ecclésiastique considérée par rapportà son usage (fi à son exercice est muable (fi variable en plusieurs manié-rés. Cette Considération avec les précédentes résout cette question, savoirfi la Puissance Ecclésiastique est immédiatement de Dieu , ou médiatementdes hommes. Car en considérant la Puissance Ecclésiastique de la premiè-re maniéré , c'est - à - dire absolument , on doit affirmer qu'elle vient immé-diatement de J. C. ífi qu'elle n'a pà être instituée par aucun autre,sfiuand tous les hommes se seroìent assemblez, fi on en séparé J. C., ilsri’auraient pu établir fur eux une telle Puissance, comme ils auraient pu, (fipeuvent encore établir fur eux des Empereurs , des Rois , des Ducs, desComtes , (fi des Barons , (fi cette Puissance étant une fois établie par J. C.ils ne sauroìent la détruire. Mais fi Von considéré la Puissance Ecclésiasti-que de la seconde mcCniere,c'est-à-dire par rapport à ceux à qui elle est con-férée, il est bien vrai que f. C. l'a conférée immédiatement à sas Apôtres(fi à ses Disciples, (fi qu'il leur en a donné T usage (fi V exercice. Cependantil faut convenir que les Successeurs de St. Pierre (fi des autres Apôtres,ontété établis par le Ministère des hommescomme par la consécration, l'élec-tion, ou quelqu'autre institution, sans qu'il fût besoin de miracles, ou denouvelle révélation, (fi qu'ils en.ont austi reçu Vusage (fi Vexercice par leMinistère des hommes, comme cela est arrivé même du temps des Apôtres , àmesure que l'Eglise a multiplié. ,, Septieme Considération.

„ La Puissance Ecclésiastique dans fa plénitude est formellement dans„ le seul Pontife Romain, comme dans son sujet. On suppose, pour,, établir ce principe,que si quelqu’un étoit élu Pape sans être Prêtre,

„ on ne pourroit pas le nommer le Souverain Pontife, qu’il n’eût été„ consacré Prêtre 8c Evêque. Car quoi. que son élection pût lui don-„ ner quelque Juridiction, il n’auroit pourtant pas la plénitude de„ la Puissance Ecclésiastique tant d’Ordre, que de l’une 8c l'autre Ju-„ risdiction, avant que d'avoir été consacré Evêque. Ce qui fait„ voir que les Juristes fe trompent, lorsque parlant de la plénitude,, de la Puissance du Pape, ils semblent n’entendre par-là que laju-„ risdiction. D’où il s’ertsuivroit cette absurdité, qu’un Laïque 8c„ même une Femme pourroit être Pape, 8c avoir la plénitude de la„ Puissance Ecclésiastique. Or selon l’institution de J. C. personne

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(i) On en a rendu compte dans Y Histoire dtt Cône. de Pise. Part. I. p. 305. 3,08.

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