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Tome second.
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f4 HISTOIRE DU CONCILE

11417. rions du Clergé, Sc les Anathèmes du Concile. L’Université de Pra-gue s’expliquaelle-même, en faveur de cette maniéré d’administrer le'jiflertio bacrement de l’Eucharistie,par une Déclaration publique datée duC [ubMr7°ue S ^ix-septiéme Mars de cette année. C’est Jean Cardinal Maître auxspecie iinlver- Arts, Bachelier en Droit Sc pour lors Recteur, qui s’y explique aufîtutis Pragen • nom & par ordre de toute l’Université. D’abord cette Académie pro-Ton^iï T te ^ e H u e ^ e n ’ a P as ^ a présomption de vouloir introduire aucune nou-om.li.p. 3 4- veaut £ 5 ni aucune doctrine contre V Eglise Catholique , apostolique &Romaine , mais qu’elle veut seulement éclaircir les Fideles fur le sujetde l’Eucharistie. Ensuite elle expose, qu’elle prononce avec d’autantplus de confiance,en faveur de la Communion fous les deux Especes,que le Concile de Constance venoit de déclarer lui-même, que J. C.avoit ainsi institué la Sainte Cene, & qu’elle avoit été ainsi adminis-trée pendant très-long-temps dans l’Eglise. C’est ce qui porte l’Uni-versité à exhorter & à conjurer tous les Fideles de s’en tenir religieu-sement à l’institution de notre Sauveur, nonobstant les Coutumes Scles Constitutions les plus sacrées. Je ne sai si l’Université étoit bienpersuadée, que J. C. est tout entier sous l’une Sc fous l’autre Especeindifféremment, mais elle n’en parle ici que comme d’une Tradition.Sstuamvis totus Chriftus stuh alterutra este tradatur. Quoi qu’il en íòit,elle finit en disant qu’on peut avoir quelque indulgence pour ceuxqui par le passé n’ont pas administré la Communion fous les deux Es-peces, soit par simplicité & par ignorance, soit à cause des cas def(a)Theobald, nécessité (a). Ce fut fans doute dans ce même temps qu’un certain"Bell. Hujj, p. Dominicain, nommé Pierre de Wintzow , Bohémien de Nation Sc65- .. Professeur en Théologie, qui avoit été un des principaux adversaires

' de Jean Hus Sc de fa doctrine, en fit reconnoissance en pleine Uni-versité, Sc demanda pardon à Dieu Sc au Roi, d’avoir si injuste-ment persécuté un aussi saint homme, Sc un Docteur aussi Ortho-doxe , que l’avoit été Jean Hus. II fit en même temps profes-sion de croire que la Communion sous les deux Especes est non seule-ment destitution Divine, mais d’une nécessité indispensable, Sc quec’est la conséquence qu’on doit tirer de la décision du Concile deConstance.

Wenceftas se XXIIL Pendant que ces choses se passoient, Wencestas s’étoïtretire dePra- réfugié dans une Forteresse (é), où il ne donnoit accès à personne,gue & y re- Les Grands de Boheme l’y allerent trouver un jour en grand nom-

înt- bre, mais les ayant reconnus de loin il fit redoubler les Gardes. C’est

( ) occemcz, c£ ^ obligea les Grands à lui députer deux Seigneurs de Bohe-(c) Georgws me 0 O> venerables parleurs cheveux blancs, Sc leurs longues barbes,Bradecchs, pour lui demander audience. E'ayant obtenue,le Roi leur ordonnaJtt/lus cdas- d e f e transporter dans une autre Forteresse (d) , leur promettant de les

. y aller trouver. II tint parole, Sc les régala magnifiquement avec

quelques autres Seigneurs. Après le repas l’un d’entre eux,nomméGuillaume de Rostenberg , addressa ce Discours au Roi. „ Sire, les Sei-

. „ gneurs

Op. Hus, ubijup.

íalovicius.

■ U) Zleírac