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Tome second.
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58 HISTOIRE DU CONCILE

ï 4'7. quoi le Concile déclara Pierre de Lune contumax, 8c nomma dix*íëpt Commiíîâires, entre lesquels il y avoit deux Cardinaux, un Pa-triarche 8c trois Evêques, avec plein pouvoir d’entendre les accusa-tions, de recevoir le serment des témoins, afin d’en faire leur rapportdans une Session publique. C’est tout ce qui se fit dans celle-ci, par-ce que la procedure fut extrêmement longue.

Audience XXVil. Elle fut bien-tôt suivie d’une Congrégation générale,^C S n, où l'on donna audience aux Ambaíladeurs de Caílille qui étoientv'd.mldt. arrivez depuis quelques jours au nombre de huit, lavoir deux Evê-x.iv.p.iiiC. ques, deux Gentilshommes, 8c quatre Docteurs, selon les Actesde Brunswich 8c de Leipsigj mais Surita en compte neuf, savoir,Don Diego. de Annaya Evêque de Cuença, Don Fernand Peres deAyala , Don Juan Evêque de Badajos, Martin Fernandes de Cordoue( Alcayde de los Donzeìos) Fernand de Illescas , Frere Mineur quiavoit été Confesseur du Roi Don Jean de Castille , Ayeul du Roi,Fernand de Avalos Docteur en Droit 8c Doyen de l'Eglise de 8e-govie 8c Auditeur de VAudience du Roi , Diego Fernandes de Fal-ladolid Docteur en Droit 8c Doyen de Pakncia dans le Royau-me de Léon, Louis de Falladolid Dominicain , 8c Jean Fernandez(■*) surit, de Pennastor Docteur (a). Cette Congrégation s’assembla dans l’E-./Lnnal Ar- „]jp e Cathédrale, à l’heure des Sellions publiques* mais fans lesCap. Lxn. ceremomes accoutumées, parce que les Castillans ne reconnoisloientpas encore le Concile. L’Empereur ne s’y trouva pas, soit parcequ’il se disposoit à partir pour un voyage de quelques jours, soit par-ce que n’ignorant pas que les Castillans tenoient encore en secretpour Benoit , il craignoit que les choses ne s’y fissent pas de bonnegrâce. Après que ces Ambassadeurs eurent montré leurs Lettres decréance, l’Evêque de Cuença,l’un d’entre eux , fit un Discours,où il applaudit au zele avec lequel l'Assemblée de Constance travail-loit aux affaires de l’Eglisc, 8c où il offrit les bons offices du Roi,de la Reine Mère, 8c de tout le Royaume de Castille, déclarantqu’ils montreroient leurs instructions 8c leurs ordres, quand il seroittemps de s’unir au Concile. Des expressions si vagues 8c si mé-nagées témoignent assez, qu’ils ne vouloient s’unir que fous certai-nes conditions dont il falloit convenir auparavant. CependantSchelJt.Comp. Schelstrate nous apprend fur la foi de quatre Manuscrits du Va-chron. p. s8. tican, que ces Ambassadeurs s’expliquerent alors un peu plus claire-ment, qu’il ne paroît par les autres Actes, puisqu’ils dirent qu’avantque de s’unir, ils souhaitoient d’être informez de certaines chosesqui concernoient l’état du Concile. Quoi qu’il en soit, le Cardinalde Viviers, comme Président de l’Assemblée, répondit aux Castil-lans, que le Concile étoit tout disposé à l’Union, qu’il étoit assem-v. dtHardt. blé pour cela, que dans cette vûë, on les avoit attendus avec beau-CO up d’impatience, qu’on les voyoit arrivez avec plaisir, 8c qu’on

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