DE CONSTANCE. Liv. V. f p
leur offroit toutes les voies justes 6c raisonnables pour leur Union par- 1417.ticuliere, afin de travailler avec eux à l’Union générale.
A l’occasion de l’Evêque de Cuença je rapporterai ici dans les pro-pres termes d 'Amelot de la Houfsaye une particularité qu’íl a tirée del’Histoire de Salamanque (a). ” Au Concile de Constance, Don (a)Lib. IIL,, Diego de Anaya ,Evêque de Cuença, Ambassadeur de Jean II. Roi Ca P- xlVt„ de Castille, ayant eû prise de paroles avec T Ambassadeur d’Angíe-„ terre, qui lui disputoít la presséance, termina le diferend par des„ voyes de fait. 11 prit son adversaire par le milieu du Corps, 6c le„ porta comme un enfant (l’Anglois étoit de petite corpulence) au„ bas de PEglise, où il le jetta dans un caveau, qui ce jour-là se„ trouvoit ouvert. Puis revenant à fa place, il dit à son Collègue Don,, Martin Fernandez de Cordova : comme Prêtre , je viens d'enterrer„ V Ambassadeur d'Angleterre.; faites le reste comme homme d'épée , &
,, Cavalier de naissance ( h ). Q>) Memfr.
L’Empereur partit ce même jour pour aller à Ratolfcell, se dé- ^st or - 1>c j lt -lasser pendant les fêtes de Pâques, qui approchoient. Le Clergé de Litt^r.T. I.son côté se disposoit à les célébrer par des Processions 6c d’autres pieu- p. 67.ses solemnitez, où il y eut un si prodigieux concours de monde,qu’il fallut que les Nations s’assemblassent en differentes Eglises, lesItaliens ôc les Espagnols dans la Cathédrale, les François dans le Mo- v. â.Hardt.nastere des Dominicains, êc les Allemands avec les Anglais dans l’E- T.iv.p.m^.glise de St. Etienne, pour faire leurs dévotions. IiI9 ‘
XXVIII. L’absence de l'Empereur, non plus que les solem- Difficuheznitez de Pâques, n’empêcherent pas qu’on ne s’appliquât aux affaires des Castillans,du Concile. JDacher remarque que le 4. d’Avril on afficha publique- 4 ^ T vri l'ment; un Decret, par lequel Pierre de Lune etoit déclaré contumaxavec tous ses adhérens, 6c un Edit de l’Empereur contre le Ducd’Austriche. Ce dernier Edit portoit les raisons qu’avoit eu l’Empe-reur de se saisir de tous les biens de Frideric d’Austriche, 6c ordon-nait à tous ceux qui tenaient des Fiefs de ce Duc, de s’addresser dé-formais à fa Majesté Impériale. Schelstrate rapporte que le y. d’A- d’Avril.vril l’Empereur fit demander aux Ambassadeurs de Castille, quels tabtîstr.étoient les éclaircissemens qu’ils vouloient avoir avant que de s’unir,
6c que ces Ambassadeurs présentèrent alors certains Articles, qui re- ? ‘ S *gardaient principalement la liberté du Concile, 6c la maniéré donton s’y prendrait à élire un nouveau Pape. Le même Auteur ajoutedeux raisons qu’avoient les Castillans de demander ces éclaircisse-mens. L’une, qu’ils savoient qu’il s’étoit fait certaines choses auConcile avec beaucoup de hauteur, comme ce qui avoit été arrêté,malgré les Cardinaux, par le Décret de la XII. 6c de la XIV. Session, P „ ím pm-de ne point élire un nouveau Pape, fans le consentement du Con- siouem.cile. La seconde raison des Castillans, c’est qu’ils ne prétendaient V-d. Hardi.pas que les Cardinaux fussent exclus de sélection, 6c qu’ils vouloient fl J//' 1faire mettre quelques autres Cardinaux en la place des Cardinaux- - H z Espa-