1417 .
V. d. Hardt.T.IV.p.mo.
Diverses af-faires civiles& politiquesréglées parrjEmpereur.
V. d. Hardt.1. V. Proleg.p.14.
AlbertXrantz, Lili.X./>.Z 3 ó.Ker-ner. *p. V. d.Hardt. T.V.í-roleg, p, io.
62 HISTOIRE DU CONCILE
Espagnols qui adhéroient encore à Benoît XIII. Ce fut, à ce queprétend Scheljìrate , à l’occasion de ces Articles des Castillans, queles Cardinaux, appuiez des François Sc des Italiens, commencerentà demander avec instance qu’on réglât, avant toutes choses, la ma-niéré de sélection d’un nouveau Pape. Mais comme l’Empereur nevouloit pas qu’on touchât à cet Article, avânt la déposition de Be-noit XIII. , Sc la Réformation de l’Eglise dans son Chef Sc dans sesMembres, il y eut îà-dessus de longues contestations, l’Empereurpersistant, avec les Allemands Sc les Angloisf clans son sentiment, Scles Castillans dans leur refus des’unirau Concile, jusqu’à ce que lamaniéré de l'élection du Pape fût réglée. C’est ce que Scheljìrate •rapporte fur la foi de quatre Manuscrits, comme on l’a dit. Cepen-dant il ne paroît,ni par les Actes de Mr. Fonder Hardt ,ni par l’His-toire de Dacher , aucune contestation entre les Castillans Sc les au-tres Nations avant le if. de Juin. 11 est vrai que ce jour-là on s’é-chauffa beaucoup fur le droit des suffrages dans le Concile. Mais lacontestation ne passa pas le jour, Sc les Castillans ï’unirent le 18.comme on le verra dans son lieu.
XXIX. L’E m p e r e u r revint à Constance le treizième d’Avril.Son zélé infatigable pour les intérêts de l’Eglife ne lui faifoit pas né-gliger ceux de l'Etat. Les principaux Membres de l’Empire íè trou-vant alors à Constance, ou par eux-mêmes ou par leurs Députez,il en aífembloit de temps en temps les Etats, pour juger les affairesciviles Sc pour terminer les demêlez qui furvenoient entre les Prin-ces Sc les autres Seigneurs. Comme ces fortes d’affaires ne regardentpas directement le Concile, on n’en trouve que fort peu de cho-se dans les Actes. Pour en parler avec quelque exactitude il faudroitpouvoir fouiller dans les Archives de chaque Lieu, Sc de chaqueMaison. II me paroît qu’il y avoit alors de grands démêlez entre leRoi de Danemarc Sc les Princes de Holstein Sc qu’ils furent portezdevant l’Empereur à Constance. On parlera dans la fuite de ceuxdes Ducs de Bavière. Le Comte Gonthier de Schwartzembourg fit ci-ter devant le Tribunal de l’Empereur, Henri Comte de Schwartzem-bourg son Cousin, fe plaignant qu’il lui retenoit les Papiers Sc les ti-tres de plusieurs Places, Sc de plusieurs Seigneuries. Mais comme leComte Gonthier étoit Président de la Chambre de Justice Sc qu’ilauroit été Juge Sc Partie dans cette affaire, elle fut commise à ConradComte de Fribourg, qui condamna Henri à rendre à Gonthier lespapiers qui le regardoient en particulier Sc à remettre en main tierceceux qui appartenoient à la Maison en commun.
On peut voir dans la Chronique d 'Albert Krantz , & dans Kornerusde quelle maniéré fe terminerent les divisions de la Ville de Lubecavec fes Magistrats. Ces deux Auteurs ne racontent pas cette af-faire à l'avantage de l’Empereur. La Ville de Lubec avoit chas-sé ses anciens Magistrats & formé un nouveau Sénat composé de
Bour-