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Tome second.
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So HISTOIRE DU CONCI°LE

1417. siecle que s’introduisit la louable coutume , comme il l'appelle, de seAnn, foueter volontairement soi-même par un principe de pénitence. Mais1056 le savant Auteur de VHistoire des Flagellans a fort bien prouvé queBoileau, cette coûtume n’étoit alors ni générale, ni autorisée, 6c que mêmeBìfi, des vu- e i| e fut contredite 8c blâmée par plusieurs Religieux d’une pieté très*gdlans chap. Mìmguée. Insensiblement la fureur de fe fouëter s’empara tellementdes esprits dans le treizième siecle, qu’on voyoit en foule des gens detout ordre 6c de toute condition s’abandonner à cette cruelle 6c té-méraire superstition. Jusqu’à ce qu’enfin il s’en forma une Secte qui,pendant long-temps, fit beaucoup de bruit 6c de ravages dans le mon-là. ubifupr . de, fous le nom de Flagellans ou de Freres de la Croix. Les Auteurscap. 11. s’accordent asièz à en marquer la date à Tannée 12.60. 6c la prémiereXoiorumrii lcéne à Peroufe, où un certain Moine, nommé Reinher ^ touché desp. 668. ' maux de T Italie, déchirée par les factions des Guelphes 6c des Gibe-

Schetting.de 1 ns, inventa cette forte de pénitence, pour désarmer la colère deSeSta vlageli. £)j eu _ jj y a beaucoup d’apparence que c’est ce même Reinher dont a^ * 7 ’ voulu parler.un Auteur anonyme., qui écrivit contre la Communionv. d. nardt. fous les deux especes au temps de notre Concile. 11 dit que ReinherT.m.p.664. Dominicain avoit été Hérétique pendant dix-fept ans, 6c qu’aprèsfa conversion il donna des caractères auxquels on pouvoit connoîtreles Hérétiques 6c ceux qui panchoient vers PHérésie. Ces caractèresconviennent fort bien aux Flagellans, quoique PAnonyme les appli-r68 ^ ^ que aux Hustìtes. On peut les voir ci-dessus dans cette Histoire (a).

La Secte flagellante inonda bientôt toute PItalie, d’où elle passaEngelsh. en France, en Allemagne, en Boheme, en Hongrie, en Pologne 6cchron.p.zg 3. en Angleterre. Les Historiens ne font pas moins d’accord dans la des-HUgojj. hi[ì. cription qu’ils font des Flagellans, que fur leur origine. Voici en^ g ros cc flu'ils en disent de plus remarquable. On voyoit des personnestialèin.Eptt. ' de tout caractère, de toute condition, de tout âge 8c de tout sexes*r. Eohem. courir les Champs 6c les Villes par milliers,quelquefois même jusqu’au« 3 P’dHardt nom ^ re dix-mille : ils avoient à leur tête des Prêtres, qui por-t'.iÌi.'^iqou toient la Bannière 6c 1 a Croix, 8c c’est pourquoi on appelloit auflì lesSchettìng. p. Flagellans Porte-Croìx. Ils marchoient deux à deux, ou trois à trois,4 *- en ordre de procession, les yeux fixes vers la terre, 6c tout nuds jus-

qu’à la ceinture, n’ayant qu’un simple linge pour couvrir le reste ducorps, 6c fe voilant le visage, pour n’être pas reconnus, cc que Ger-fin n’attribue pourtant qu’à quelques-uns. II y a des Auteurs qui di-ZAvent. ubi àt qu’ils portoient des bonnets rouges. Ils avoient chacun un fouetJup. à la main, plein de nœuds, 6c ferré au bout, dont ils fe frappoient

Dabrav.Hisi. i es épaules 8c la poitrine jusqu’au sang, en répandant de torrens deSohm.pASb ] arm es, 6c en pouffant des cris lugubres, pour implorer la miséricor-de de Dieu, 8c le secours de la sainte Vierge. II n’y avoit ni pluies,ni frimats qui puisent les arrêter dans leurs courses, ils fe jettoient àgenoux au milieu des bourbiers 8c des endroits les plus sales, ce qu’ilsfsifoient fur tout quand ils prononçoient le nom de Jcfus-Christ, &

ils