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Autre Ser-mon sur laRéforma-tion.
a 9. Août.V. d. Hardt,
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898.
HISTOIRE DU CONCILE
pompe, hypocrisie. A la Cour du Pape, il n’y a nulle sainteté. Lesprocès 6c les querelles en font la félicité. On y met l’impoilurc& la fourbe entre les délices. La tyrannie, la Simonie ôc la rapa-cité s’y exercent par tout. C’est une Cour diabolique. " II y a ic i,dit-il dans un autre endroit, plufieurs Pharisiens qui montent au Tem-ple , mais ils ne font que mentir , que rire , que truffer , que dormir , Uque dire des choses ou inutiles , ou malhonnêtes. Après avoir ainsi re-présenté la corruption dans tous les Etats, il exhorte le Concile à re-médier à ces maux, par une réformation réelle, 6c en punissant lescoupables. L'exhortation qu’il fait ensuite à choisir un bon Papen’elt pas le morceau le moins curieux. Cherchez , dit-il, dans toute,les places , c'est-à-dire dans toutes les personnes , dans les lieux les pluslas , austi bien que dans les plus éminents , un sujet propre à gouvernasaintement F Eglise. Choisiíîez, non une femme, mais un homme : ( 1 )Par ce que la femme est le chef du péché , ce sont les armes du Diable ,Vexclusion du Paradis , la Mere du crime , la corruption de l'anciemAlliance.
LXI. Un autre Docteur, nommé Tloìbaut^ fit quelques jours aprèsun Sermon fur le même sujet. Son Discours fut plus modéré, maisnon moins fort que celui du Bénédictin. En voici quelques traits. L’a-varice des Ecclésiastiques,dit-il, paroît en trois choses Un avare m-, quiert mal (st retient encore plus mal (st il depense très-mal à propos. II re-proche aux Ecclésiastiques de n’administrer point les Sacremens, si onne leur donne de l'argenr,ôc de laisser mourir fans Viatique & fans Ex-trême-Onction, les gens qui n’ont pas le moyen de donner. „ A l'e-gard de leurs depenfes, ils aiment mieux prodiguer leurs biens à desfous, à des bateleurs, à des femmes de joye, à des raenêtriers, àdes adulateurs, à acheter des chiens, ôc des oiseaux que de donneraux pauvres. Contre les sacrez Canons ils fréquentent les tavernes6c les bordels, ils tiennent ouvertement des concubines dans leursmaisons 6c après s’être prostituez avec elles, ils ne font pas diffi-culté de célébrer la Messe. " II a ^ dit-il, paffê en proverbe ftPrélats nourrissent autant de Maîtresses que de domestiques. Et ncroyez pas , continue-t-il, que votre turpitude puisse être cachée. Cfflvos Maîtresses s'en vantent publiquement. „ Et comme les Evêques ne„ valent pas mieux que les inférieurs, bien loin de les réprimer, ilsprennent de l’argent pour leur permettre ces crimes. Les Cou-vents des Filles qui,selon les Canons,devroient être absolument fer-mez aux hommes, font des lieux 6c des théâtres publics, des récep-tacles
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(r) (SJmí'íJ tmlier est caput peccati, arma Diaboìi, txpulsto Paradst, mater deliílhcorntptio veteris Testaments. V. d. Hardt. T. I. p. 888.
(z) Ce fut fans doute pour aller au devant de cette liberté des Prédicateurs qu’onnomma au Concile de Trente des Examinateurs des Sermons qui dévoient être pro-noncez.
(3) C’est l’Evêque de Toulouse Fils de Charles IL Roi dc Jérusalem, qui sur
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