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DE CONSTANCE. Liv. V. 97
„ tacles de toute sorte de vanité. Si quelques Grands font scrupule 1417.
^ d’y entrer, ils envoyent des préfens, des mets, des billets, ils invi-’’ tent les Nones chez eux. 11 est, dit-il,honteux de dire ce qui s’y’ passe» mais il est encore plus honteux de le faire. Ce qu’il y-a de* plus déplorable, c’est que la Cour de Rome qui devroit être enexemple commet toutes ces abominations, Sc même dans ce lieu” où l’on s’est assemblé pour la reformation des mœurs (a). " II ( a ) r. d. n.exhorte ensuite les Réformateurs à commencer l’Ouvrage de la Réfor- t. 1. p .8 fis.mation par eux-mêmes, à s’y employer avec fidélité, mais fur tout Ml-avec plus de diligence & plusd’ardeur qu’ils n’avoient fait, & à nepas imiter les Pharisiens, qui couloient le moucheron Sc engloutis-foient le chameau. II paroîtrapar la fuite qu’une exhortation si né-cessaire ne fut pas fort efficace. Le Projet de Réformation que dres- v. d.Hardt.ferent les Commissaires, s’attachoit à des choses peu importantes, Lc T >&.p. 1399-laissoit subsister des abus d’une conséquence três-pernicieufe.
LXII. Vital Evêque de Toulon,qui avoit déja signalé son zele Sermon dcpour la Réformation l’année précédente, le fit encore celle-ci avec f£ vê que deplus de force. Celui , dit-il, qui est élevé aux Dignìtez de V Eglise loulon *far la Simonie , ne reçoit pas la vocation de Dieu , mais de Simon. Jevous prie % Messieurs , de me dire quelle a été /’origine du Schisme? c’estVargent. Id avarice n’eft-elle pas la cause de la confufion qu'on volt au-jourd'hui dans VEglise ?. C'est pour remedier à cet abus éfi à cette diffor-mité qu!on s'est assemblé dans ce lieu , & je ne crois pas qu’on ait jamaisattendu avec plus d'impatience la réformation d'un commerce fi crimi-nel (st). (L) v. â.
II y eut encore un Docteur en Droit, nommé Jean Hugenet de W/, t. r.Metz, Député de l’Université d’Avignon au Concile, qui harangua Pro,í i om - ?-vivement fur le même sujet. Onvoit , dit-il, de bons Ecclésiastiques , î6,mais pauvres , se morfondre inutilement à la porte des Prélats , pour obte-nir quelque petit Bénéfice , ou pour faire signer quelque requête par lePape. IL n'en est pas de même des riches. Quelque Vicieux qu’ils soientils n'ont pas de peine à obtenir m fi grand nombre de Bénéfices qu'ils enregorgent , pourvu qu'ils délient leur bourse pour remplir celle des Pré- v . d. titrât,lats (1). «L. jup.
LXÍII. L’autre parti qui vouloir qu’on élût un Pape avant Discours duque d’entreprendre de réformer l'Eglise, eut aussi fes Orateurs. On Cardinal detrouve quelques Fragmens d’un Sermon que le Cardinal de Cambrai Cambraiprononça fur ce sujet le jour de la Fête de St. Louis (3). Ce Prélat p^eAson^dexprime (4) à la vérité en termes forts Sc pathétiques l’extrême néces- Pape. 0 " "
site r;. Août,
fin du XIII. siecle renonça à la Succession aux Etats de son Pere pour se faireMoine.
(4) Utintm non in empala & ehrìetate, non ìn luxurit & feeditate, non in superbi*
& vamtate, non in mttlìebri lasdvia , non in militari familia, non in seculari pompa,non ad abundanttam , sed ad suffìcìentìam , &c, hue omnìa in Clero exptrimur . Von. d.
Hardt. T. IV. p. 1400. -
Tome II. jsj