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J 7 6 HISTOIRE DU CONCILE
le reçut fore bien, & l’assura qu’il ne venoit point pour s’emparer dcRome, mais pour la garder au Souverain Pontife en son absence. LeCardinal fit mine de l’en croire, & s’en retourna cependant bien ré-solu Ue prendre de bonnes mesures contre lui.
Quand il fut de retour a Rome, il en assembla tous les Citoyens,& leur fit une Harangue fort paihétique, pour les animer à défendreleur Religion, & leur liberté, & ils s’y résolurent en effet. Cepen-dant Braccìo , qui n’oloit pas entreprendre le Siégé de Rome, rava-gée: t la campagne, & s’approchoit toujours, en s’emparant tantôtd'un poste, tantôt de l’autre, & failant, quantité de prisonniers. LesRomains allarmez de ces approches, lui envoyèrent des Députez avecordre de lui offrir diverses conditions, mais il n'en voulut point ac-cepter d’autre , que de se rendre à fa discrétion. Dans cette ex-trémité, les Citoyens, assemblez, prirent la résolution, malgré leCardinal de St. Eustache, de recevoir Braccìo pour Défenseur , ÔCGouverneur de la Ville. 11 y fit son entrée aux acclamations de toutun Peuple inconstant , qui crioit, vive Braccìo, Pour le Légat iln’alla point au devant de lui, ôc fe retira dans le Château St. Ange*Braccìo l’y assiégea, mais la peste étant survenue dans son Armée, Lcapprenant d’ailkurs , qu’on envoyoit du secours de Naples , pourl’obliger à lever le Siège, il prit le parti de se retirer de Rome. Eneffet le Général S force (i) entra bien-íôt après triomphant dans cetteCapitale. II y fut reçu du Peuple avec les mêmes acclamations,que Braccìo. La reconnoifiànce & la joye du Cardinal dc St. Eusta-che étoit moins équivoque, puis qu’il fe délivroit d’un tyran quin’auroit point épargné fa vie, & qu’il tiroir Rome, & le Pape lui-même de l’elclavage dont ils croient menacez. Ce Général pour ré-compenser la fidélité de "Jaques de l'IJle , lui fit tous les honneurs pos-sibles , le recevant avec lui dans la même chambre où couchoit or-dinairement le Pape, tk pour punir l’infidelité de Pierre Anmba /, ille fit mettre en prison dans le Château St. Ange, où il mourut peu(a) Bzov. de temps après (a).
ann 1417. Mes Actes ne marquent point quel fut le succès de l’Ambassade deNxm, xiv, j a j^ e;ne d e Naples.Mais Raynaldus témoigne que dès lors le Pape pro-mit aux Ambassadeurs de cette Princesse de lui donner l’investiture duRoyaume de Naples, bien qu’il paroisse par d’autres Auteurs qu’il sa-voir auss promise à Louis d'Anjou.Qnoì qu’il en soir ^Martin étant à Flo-rence confirma la promesse qu’il avoir faite à Jeanne , & lui envoia leCardinal de Venise, pour la couronner en son nom,à condition qu’elleferoit élargir Jacques de Bourbon son Epoux, qu’elle avoir fait mettreen prison comme on le verra dans son lieu. Ce fut à peu près dans lezj. Nov. même temps que Martin envoia, du consentement de l’Empereur,yn Auditeur de Rote dans le Tirol pour proposer MPrìderic d'AuJlri-
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(1) Voyez soa Caractère, tììst. du Concile de Pif, X. U. p. 89