DE CONSTANCE. Liv. VI. 177
che un accommodement avec sa Majesté Impériale. On verra dans la 1417.fuite quel en fut le succès.
Quelques jours après le Pape envoya Henri Fleckel , Auditeur du Sa-cré Palais, à Frideric d'Autriche dans le Tirol pour tâcher de le récon-cilier avec Sigismond qui avoit consenti à cette négociation.
XIV. On avoit eu avis au Concile de la mort d 'Ange Corario-, Obsèquesauparavant Grégoire XIF. arrivée le 18. d’Oófcobre de cette année, s^ re í 0írià Recamti dans la Marche d’Ancone. Comme il avoit enfin cédévolontairement, Martin cinquième jugea à propos qu’on lui fît desobscques magnifiques à Constance. C’est ce qui se fit le 2, 6 . de No- r6. Nor.vembre. On ne sera peut-être pas fâché de trouver ici son Epitaphe;
(a) Autre-ment Aft bììSchisma.
Maximus Fccìesue Prìnctps , summusque Monarcha tOr dine Gregorius bijsenus , clauditur areâ.
Hic pro pace datus cœlefii munere , femperFerhuit cethereos fuperis unire decènter.
Archischisma (a) malum , faèla hœc âementia Pifs-,
Ipse pius relevât , faSla efi Conjiantia testiSyCardine bis sacre Pajloris conscia sedeMarchia suscepit Recaneti Flavius (b) ce de. Obiit Ânno Dom. Autie-
14.17. (c). ment
(c) Bzav. an.
14 «9. Num,
Cette Epitaphe au reste contient une grande fausseté quand elle dit xvi.que le Ciel avoit donné Grégoire pour la paix de l’Eglise, puisqu’ilne fut pas moins fauteur du Schisme que Pierre de Lune son Concur-rent, comme on le peut voir dans YFIifioire du Concile de Pise , &même au raport de Platine (/), on difoit qu’il étoit mort de dépit ^ v - ltd’avoircedé le Pontificat, parce qu’il ne s’attendoit pas que son ab- han. xxuudication se feroit si vîte au Concile. Je ne sai pourtant si l’on nedoit pas regarder ce bruit comme une médisance, ou tout au moinscomme un jugement téméraire. Ayant quatre-vingt-douze ans quandil mourut il n’est pas besoin d’aller chercher d’autre cause de.sa mort.
XV. Le 29. de Novembre le Pape tint pour 1 a premiere fois PiemierConsistoire public dans ld*Palais Episcopal. La premiere affaire qui y Consistoirefut mise sur le tapis fut celle des Ducs de Bavière. L’Avocat de Louis Pa ^*d'Ingolftadt demanda justice contre Henri de Landshut , comme con- ov ’tre un Assassin, un Traître, un Séditieux & un Criminel de leze Ma-jesté, qui devoit être comme tel mis au ban de l’Empire. Le Paperépondit qu’il vouloir en délibérer en particulier & promit de fairelà-dessus tout ce que la Justice demanderoit. L’affaire de l’Evêqucde Strasbourg avec son Chapitre étoit plus de la compétence du Pa-pe. Elle fut plaidée pendant deux heures avec beaucoup d’animositéde part & d’autre, jusqu’à ce qu’enfin le Pape nomma le CardinalTome II. Z de