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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. VI. i 7 p

rété dans le College Réformatoire qu’à l’avenir tous les Papes élusferoient celte méme Profession avec les additions que les Réforma-teurs avoient jugé à propos d’y taire, 6c que l’on a rapportées ail-leurs (a). C’eit a peu prés la même Profession qu’on avoit résolu de ( a ) b Iî S-présenter au Pape futur dans la Session XXXIX. hormis que celle deBonisace VIII. est plus ample. Par exemple, le Pape y promet den’aliener en aucune façon, ni fous quelque titre ou quelque prétexteque ce soit, lesbiens de l’Egliie: De maintenir la Discipline Ecclé-siastique , 6c de la faire rétablir par le conseil des Cardinaux lors qu’onl’aura violée en quelque point. Comme la Profession de BonifaceVIII. est vague, je ne fuis pas surpris que Martin V. l’ait faite, maisayant déja fait dresser les Régies de fa Chancellerie, je ne fais com-ment on peut accorder avec la bonne foi le serment qu’il fait au-jourd’hui d’obferver les additions que les Réformateurs firent à cetteBulle, puisqu’elles étoient tout opposées aux Régies de la Chancelle-rie Romaine qu’il avoit déja fait dresser. J’en laisse le jugement auLecteur pour passer à d’autres affaires.

XIX. On rapporte à ce temps-ci à peu près le Traité que Mau- Traité derice de Prague composa par ordre du Concile, contre la Communion Maurice desous les deux Especes,6c en particulier contre le Traité que Jaques de tr^kfcom-MiJè, ou autrement, Jacobel, avoit écrit en 141s. pour soutenir cet- munion foutte Pratique. Voici les principaux argumens dont Maurice le sert con- les deux Es-tre Jacobel. Après avoir polé pour principe que ^infaillibilité de TE- Baríííglife est une vérité de Foi aussi essentielle 6t aussi certaine que l’Incar- t. iii. p.yiy.nation de Jefus-Christ, il en tire cette conséquence , c’est que si laCommunion fous les deux Especes étoit nécessaire à íalut, comme lesoutient Jacobel , il s’enfuivroit, que contre les promesses de Jésus-'

Christ, l’Eglise, qui a pratiqué pendant plusieurs siécles la coutumede ne communier le Peuple que sous l’espece du pain,auroit été pen-dant tour ce temps-là dans une Hérésie damnable. Je ne fai si cetteconséquence auroit fait grand’ peur à Jacobel. Maurice fe sert ensuited’un autre argument à peu près de même espece. C’est, que Jefus-Christ ayant promis à ses Disciples, que quand le St. Esprit seroit ve-nu, il leur enseigneroit toutes les verítez , si la Communion fous lesdeux Especes étoit nécessaire à salut, il s’enfuivroit de là, que le ot.

Esprit n’auroit pas rempli la promesse de Jefus-Christ, puisqu’il n’apoint enseigné cette nécessité. Un Controversiste,qui auroit à répon-dre à cet argument, n’auroit pas, à mon avis, beaucoup de peineà s’en tirer. II pourroit dire, par exemple, que la nécessité de la Com-munion sous les deux Especes n’est pas du nombre de ces veritez queJefus-Christ n’enseigna pas à fes Disciples, parce qu’ils n’auroient pûencore les porter, puisqu’il institua lui-même la Communion fous lesdeux Especes,& qu’il commanda expressément de la pratiquer. Maissi depuis l’Institution de Jefus-Christ la Communion sous la feule es-pece du pain étoit devenue nécessaire, c’est-ce qu’il falloit que le St.

Z z Esprit