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Tome second.
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178
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i-m-

(a) V. d. H.ifb. sus. p.I4S>5- 1496.

Tournoi.

x. Dec.

Assassinatcommis àC mstance.7. Dec.

9. Dec.

Indulgencesdonnées par]e Pape.

17. Dec.

î8. Dec.

V. d. Hardt.

r. iv.p,iá$i.

178 HISTOIRE DU CONCILEde Plaisane ì Sc celui de St. Marc pour l’examíner Sc lui en faireleur rapporr. Cependant cette affaire ne fut terminée par l’emremisede Sigimond que l’an 1430. comme le rapporte Wìndck (d). Le Con-sistoire finit par des exhortations que le Pape fit aux Avocats d’êtremodérez en plaidant, d’oblerver les uns envers les autres ks rcglesde l’honnêteté, Sc de paroitre toujours en habit decent.

XVI. Il ne fe pasiâ rien de fort considérable les jours fuivans. Al’occasion de deux nouveaux Consuls, que l'on créa à Constance, lesPrinces voulurent fe divertir à un Tournoi. On avoít tout préparépour ce divertissement dans la cour du Palais Episcopal, mais le Pa-pe, qui ne voulut pas apparemment que le même lieu où il venoitd’être couronne servît â des jeux Sc à des divertíslèmens publics,ayant refusé cette place il fallut choisir un autre endroit pour laFête.

XVII. .Quelqjjes jours après on vit à Constance un spectaclebien tragique par l'assassinat du Prieur des Bénédictins de Lucerne,qui fut maslàcré à sept heures du matin fur un Pont de Constance parun scélérat, que les Bourgeois de Lucerne avoient payé pour cela,parce qu’ils avoient perdu quelque procès contre les Bénédictins.L’Assassin fut pris d’abord, il confessa volontairement, mais Dacherdit qu’il ne voulut jamais convenir qu’iî eût eu tort d'assassiner leMoine. Au bout de trois jours le Meurtrier fut traîné,, à la queued’un cheval par les rues de la Ville, jusqu’au lieu du supplice, où ilfut roué. Dacher rapporte que lorsque le Meurtrier passa dans la ruedes Dominicains où il avoit fait le meurtre, on vit suer le Cadavre,qui étoit encore dans ce Monastère, Sc que quand on prononça laSentence,il sortit de ce corps mort du sang en aussi grande abondan-ce, & aussi pur que s’il n’y eût eu qu'un moment que le meurtre avoitété fait. J’ai souvent ouï faire des Histoires pareilles, & je laisse à cha-cun la liberté d’en croire ce qu’il lui plaira, pourvu qu’on me laiíîècelle d’en douter extremement.

XVIII. Le dix-septiéme de Decembre le Pape fît publier à sonde trompe, que quiconque de quelque condition & de quelque sexeque ce fut qui auroit des grâces & des bienfaits à lui demander, eus-sent à se trouver à une certaine heure dans son Palais. Le Pape &les Cardinaux, l’Empcreur, les Electeurs Ales Princes se trouvèrentau jour marqué, apparemment sur le même Théâtre qui avoit étéélevé pour couronner le Pape, 5 c il donna solemnellement sa béné-diction au Peuple. Après cette cérémonie il entendit pendant quel-ques jours les demandes des particuliers, & fit expédier plusieursBulles. Les Cardinaux ne manquèrent pas non plus d’occupation,chacun d’eux étant entouré de gens par centaines, toutes les foisqu’ils alloient à la Cour du Pape. Le lendemain, le Pape tint unConsistoire particulier , où il jura la Profession de Boniface VIII.en présence des Députez des Nations qui l’avoient élu. On avoit ar-rêté