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Tome second.
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ipo HISTOIRE DU CONCILE

cile, publie une Constitution par laquelle il déclare, que toute con-vention pécuniaire, non seulement à l’égard des Sacremens, maisaussi à l’égard des Bénéfices Ecclésiastiques, fera jugée Simoniaque.Delà on passe à l’Article de la Simonie, Sc à cet égard on deman-de, qu’il y soit remédié pour l’avenir, en ordonnant des peines très-rigoureuscs contre ceux qui s’en rendront coupables, soit à la Courde Rome, soit ailleurs. Et quant à la Simonie qui peut avoir étéexercée par le passé, comme elle a été générale, & qu’il se trouve-roit un trop grand nombre de coupables, on croit, qu’elle peut être.pardonnée , ou au moins traitée avec moins de rigueur, devant leTribunal de la Conscience.

Les Articles XV. XVI. XVII. Sc XVIII. traitent des Dispenses,des Indulgences, Sc des Décimés. Sur le premier Article, on abo-lit toutes les Dispenses données pour des Bénéfices incompatibles,pour le défaut d’âge, ou de naissance, Sc pour les Mariages dans lesdegrez défendus, &c tout cela selon les avis du Collège Réformatoire.A l’égard des Indulgences plenieres, on caste toutes celles qui ontété accordées illégitimement pendant le Schisme , St on demandequ’il n’en soit plus accordé que pour des raisons importantes, en ex-primant les qualitez des personnes, St les circonstances du fait. Pourles Décimés, on ne croit pas qu’elles puissent être imposées que parle consentement d’un Concile, St pour des nécessitez fort pressantes.Ce Mémoire de la Nation Germanique étoir. fans doute très-modéré,& laissoit encore les Papes & la Cour de Rome fur un assez bonpied, pour contenter leur avarice & leur ambition, si elles n’eussentpas été démesurées. D’ailleurs il est conçû avec tant de ménage-ment, qu’il n’y a pas un seul Article où le Pape ne pût trouver quel-que prétexte d’éluder la Résormation.

XXIV. Les François ne s’ennuyoient pas moins de ces retarde-mens, quoi qu’ils fuslènt plus obligez de les supporter, puisqu’ils enavoient été en partie la cause, en ie joignant, malgré l’Empereur,^ „vu- aux Maliens, aux Espagnols Sc aux Cardinaux pour faire remettre lagágërìe Pape Résormation après sélection. Ils ne laissèrent pas d’aller trouver ceà reformer Prince, pour le prier instamment de presser le Pape de mettre la1 Eglise. derniere main à ce grand ouvrage. Ils méritoient bien la réponse

c'etlPersima yu’il leur fit : Quand je vous ai pressez de faire réformer /’ Eglise, avantVI. p. 34 $. qu'on élût un Pape , vous n'avez jamais voulu y acquiescer. II vous fal-Edit. Mei- i 0 it un Pape avant la Résormation ; Vous l'avez présentement , aussi bien“chrome, f n ì ue n0US '■> a ^ ez ^ trouver vous-mêmes. Pour moi , je n'y ai plus legelsh. p. 298. même intérêt que pendant que le Siégé étoit vacant.

Les Espa- XXV. Les Espagnols ne furent pas moins ardens à poursuivrel’affaire de la Résormation. Ils y avoient à peu près le même inté-rêt que les Allemans & les François, Sc Martin V. avoit une raisonparticulière pour ne pas mépriser les remontrances des Espagnols àQuoi qu’ils eussent abandonné Benoit XIII. ils ne lais-

soient

Les Fran-çois s’adres-sent à l’Em-pereur pourle prier d’en-

gnols pres-sent la Ré-formatiofl.

cet égard.