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DE CONSTANCE. Liv. VI.
dinaires des lieux. On n’accordera point de dispenses de ne pas reíì- 1418,der, 6c on ne donnera point aux Moines des Lettres de Facultez pourobtenir quelque Benefice Ecclésiastique que ce soir. Le sixièmeChapitre ordonne qu’on recevra aux Charges de la Cour Romaiheceux de la Nation Anglicane, comme des autres Nations pourvuqu’ils en soient capables (3).
Ces Concordats feront confirmez dans la Sesiïon quarante-troisié-me. Le Pape fit auffi un projet de Concordat avec les François,mais il ne fut pas d’abord approuvé en France. On ne se prejsa pas•en France , dit le P. Daniel, de reconnoître ce Pape , par le chagrin qu'ony avoit contre VEmpereur. On y renouvella les anciennes Ordonnancespour la conservation des libertez de V Eglise Gallicane , sur tout à l'égardde la Collation des Bénéfices. On fit des défenses de transporter de l'ar-gent hors du Royaume -, ce qui regardait particulièrement Rome ; (4) maisCannée suivante on se conforma aux Décréts du Concile de Constance , &
Martin fut reconnu par tout , excepté dans le Rocher de Penifiole (a). II 0*1 Kist.dine trouva pas moins de difficulté avec les Espagnols, qui n’étoientpas contens de lui. C’est ainsi que le Pape abuloit de la facilité des m. f M}.uns, & se mettoit peu en peine de la résistance qu’il trouvoit dans lesautres.
XLVIIf. Avant sélection de Martin cinquième on avoit con- JeandeEal-damtié au feu le Libelle séditieux qu’un certain Moine Dominicain * enl;er &-de Caminiec, nommé Jean de Falkenberg , avoit composé par or-dre des Chevaliers de Prusiè contre lc Roi, & le Royaume de Po- Schelstr.logne. L’Archevêque de Gnesne étant à Paris avec l’Empereur y Comp.chron.avoit trouvé ce Libelle, 6c à son retour, il en fit emprisonner l’Au- \ Harditeur qui étoit alors à Constance. Je n’ai pu rencontrer nulle part la t. ìv.p. 109r".Piece toute entiere, mais on peut en juger par l’écbantillon qu’en a Dlugojs.Hìjì.donné Dlugojs dans son Histoire de Pologne, lorsqu’il a rapporté la Pelon s-d.n.Sentence de condamnation que les Députez av oient prononcée au ^Diugejs. L.nom du Concile. Le Libelle est adresté à tous les Rois, Princes, Pré- xr.^,487.lats, & généralement à toute la Chrétienté, 6c T Auteur y promet lavie éternelle, à tous ceux qui voudront se liguer pour exterminer lesPolonois, 6c Jagellon leur Roi. Entre autres Propositions qui sontcondamnées dans la Sentence, on y remarque celles-ci -, „ Que le„ Roi de Pologne étant un mauvais Prince est une idole, & que les„ Polonois qui le fervent sont des idolâtres. Que les Polonois 6e leur„ Roi ne sont dignes que de haine, que ce sont des hérétiques 5c des„ chiens impudens, qui sont retournez à leur vomissement, en re-„ tombant dans Finfidéliré. Qu’il est plus méritoire de tuer les Polo-
„ nois,
noine d’Yorck à Geneve le ri. Juin 1418. Ex. Ms. Cantabrìg. ap. V. d. Hardi. T. t.p.io 8 ì . 1084.
(4) Voyez deux Edits du Roi de France dans l’Hist. de l’Uniyers. de Par> T. V.p.
318. ZZI.