Lzo HISTOIRE DU CONCILE
' Ì 4 i 8 . „ Citez. 6. En matière de foi, une cause est appclîée Majeure, non
„ pour l’importance de la matière, comme s’il s’agissoit, par cxrm-„ pie, de la Trinité, mais parce qu’elle est difficile & ambiguë,com-V. 8 .—u. „ me cela paroît par le Chapitre XVII. du Deuteronome & parleX- á „ XVIII. Chapitre de Y Exode. Et c’est fur ces passages que se fon-„ dent les Canons quand ils disent, que le jugement des causes majeures„ de la foi appartient m Siège .Apostolique. 7 . Une cause peut être„ censée majeure dans un Diocèse, ct renvoyée par cette raison au„ Pape, qui ne sera pas telle dans un autre Diocèse,où il y aura plus„ de Docteurs capables de la décider. 8 . II n’est pas moins néceffiii- .‘ „ re qu’un Evêque, un Pape,ou un Concile aillent au devant de cer-„ tains scandales, ct de certaines maximes pernicieuses qui vont à„ détruire la Société Chrétienne,laquelle est fondée fur l’obscrvation- ,, des commandemens de Dieu, comme contre 1 usure, le vol, l’a-„ dultere, les meurtres commis par des particuliers, & fans autorité„ publique; il n’est pas moins nécessaire, dit Gerson, d’aller au dc-„ yant de ces scandales que de réprimer les erreurs contre quelqu’un„ des Articles du Symbole des Apôtres, & lors qu’tl s’agit de ces„ cas-là, on peut décliner le jugement de celui qui avec son Con-„ scil se devoyeroit de la foi dans ces Articles, ou qui se rendroit„ suspect de dissimulation ou d’une trop grande indulgence. ” Gcr-son finit ce Traité en protestant qu’il ne l’a pas fait dans la vûë d’of-fenser personne , beaucoup moins Martin cinquième , & qu’il faitbien qu’il n’est pas permis d’appeller du jugement du Pape, en toutesorte d’occasions, mais seulement quand il s’écarte de la foi, ou qu’ilagit avec une partialité manifeste. Au reste , dit-iì, il ne tiendraqti'au Pape de se mettre à couvert de pareils soupçons , il n'aqiïà répa-rer ses paroles par ses actions , & à condamner rigoureusement, de sonhon grésdsans en être requis de personne , le pernicieux Livre de Jean deFalkenberg, tous ceux de même caractère 5i fans aucune acception de per-sonnes. Je ne fai si le Pape eut connoissance de cette Piece de Gerson ,mais au moins alloit-il toujours son chemin, fans se mettre beaucoupen peine de ces oppositions, qui au fonds n’étoient plus gueres desaison, puis qu’on lui avoit déja laissé prendre tant d’autorité. Com-me il avoit hâte de congedier le Concile, il tint le zi.de Mars laquarante-troisiéme Session, où il publia quelques Décréts touchant laRéformation de l’Eglise dans son Chef, prétendant faire par là toutce qu’on pouvoit exiger de lui.
Session LIX. L’Empereur n’étoit pas à cette Session. On peut ai-Qv ar S an N sèment juger que n’ignorant pas ce qui devoir s’y passer, il ne pre-te-troi- noit pas plaisir à voir que la Réformation de l’Eglise, qui avoit été.sieme. j e p.q nc ip a l but du Concile, aboutît à si peu de chose , & qu'onV'd Hardf’ l’eût empêchée en préraaturant résection du Pape, contre ses inten-l.iv'.p.isii- t ions. Martin cinquième fit donc publier quelques Constitutionsconcernant les Bénéfices, ct les habits des Ecclésiastiques. La pre-mière