Band 
Tome second.
Seite
235
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. VI. ijf

Salaces, Cardinal de Ste. Marie, fut d’abord choisi pour cette négotia- 1418.tion, comme il paroît par la Bulle du Pape datée de Constance aumois de Fevrier de certe année. Comme elle n’est pas longue,nous ladonnerons ici toute endere. „ A notre cher Fils Cardinal a »n. 1418. ».

„ Diacre de Ste. Marie la Neuve, Salut, Sc Bénédiction Apostolique. z 4 >

„ Lors même que nous n’érions encore que dans les charges íbbalter- s î e sd.amj.,, nés, nous avons etc vivement touchez, Sc nous le tommes encore„ plus à présent, des funestes divisions qui règnent depuis longtemps,, entre nos très-chers Fils, Charles Roi de France, Sc Henri Roi„ d’Angleterre , aussi bien qu’entre les Princes, & les Seigneurs„ François. II est très-fâcheux que des Rois, & des Royaumes, si il-„ lustres par leur puissance, tant par Terre,que par Mer, & où l’on„ volt briller tant de valeur, de science, & d’industrie, épuisent„ leurs forces, par de si longues, & de si cruelles Guerres. Voulant„ donc faire tous nos efforts pour y rétablir la Paix, Sc la concorde,

,, nous avons jetté les yeux fur vous, comme fur le Médiateur le„ plus propre à y réussir , parce que vous connoiffez l’état de ces„ Royaumes, & que vous êtes bien informé de ce qui fe passe de„ part Sc d’autre, fans compter votre inclination pour la Paix, Sc„ votre dextérité dans les Négotiations. C’eít pourquoi nous vous„ donnons par ces présentes plein pouvoir, en notre nom, Sc en ce-„ lui du Siège Apostolique , d’agir de votre mieux dans cette af-„ faire (z). ” On lui ajoignit eníuite le Cardinal des Ursms , Sc ce-lui de St. Marc , (3) qui furent chargez en particulier de pacifier la 2. Avril.France. Ils avoient même amené les choses aux termes d’une bon-ne réconciliation. On étoit convenu que (a) toutes haines éteintes, ( a ) Mezer.le Dauphin £5? le Duc de Bourgogne auraient le gouvernement de l'Etat , xbre. ch-o-pendant la vie du Roi. Ce Traité fut signé à Montereau par les noim l ’ in PAmbaffideurs du Roi de France, Sc par ceux du Duc de Bourgo- X ^s ov .anngne, Sc ayant été ensuite porté au Roi, Sc au Dauphin d’une part, 1418. ». 7.

Sc au Duc de Bourgogne de l’autre, il avoir été approuvé des deuxpartis. Mais le Connétable & Armagnac Sc Henri de Marie, Chance-lier de France, avec quelques autres Seigneurs, n’y ayant pas vouluconsentir, la Guerre civile recommença plus cruellement que jamais.

Les Anglois n’avoient garde d’entendre â des Propositions de Paix,dans une conjoncture aussi favorable pour eux. Ç’est-ce qu’il est bonde rapporter dans les propres termes de Jean Juvénal des Ursms, His-torien comemporain. Le Cardinal des Urlìns, dit-il , en exécutant de juven H-st.tout son pouvoir ce cjue le Pape lui avoit chargé, alla en Ambassade vers de char le < l't.les Anglois, pour savoir s'ils vouloient entendre au fait de la Paix. Les- L 445 > 44 <s>quels il trouva bien haut ains, & orgueilleux ,& fe glorisoient en leurs con~quefles, joyeux des divisons f grandes , qui efloìent en ce Royaume. Et dit

k

(2) La.Bulle est dattée da 9. de Fevrier. Raynald. Ann .1418 ». 24.

(zl Reichtnthal fe trompe ici quand il dit que ce tut le Cardinal d’Óític. Fol, 49. ■

Gg z