r;6 HISTOIRE DU CONCILE
1418. le Roi d'Angleterre que le Benoît Dieu V avoit inspiré , £5? donné volontéde venir en ce Royaume pour chastier les Subjects , (f /wr en avoir laSeigneurie comme vrai Roi.
Condamna- L.X 1 V. Il y avoit long-temps que les déreglemens des Moines,tion & re- à ] es horribles excès de toute espece, qui se commettoient dans lesMoine Gra- Couvents, avoient degoute de la vie Religieuse quantité de gens qutíon. auroient eu du penchant à renoncer au Siécle. C’est ce qui avoit pro-
^ u ’ c ^ Ur ^^êcle précédent une Société qu’on appella les Frè-
res de la vie commune , où des personnes distinguées par leur savoir, &par leur pieté v-ivoient en commun de ce qu’elles mettoient ensem-ble pour éviter la mendicité, & s’appliquoient à instruire la jeunesse,pour ne pas vivre dans Ja fainéantise. On attribue cet établissementâ Gérard Groot , ou, le Grands de Deventer, Docteur de Paris, ôcChanoine d’Utrecht. Cet Institut fut depuis soutenu par un autre(a) Trìtbem. Gérard de Zutphen , à qui l’Abbé Fritheme (a) donne cet éloge. IIScript. Eccl. étoit savant ,£5? versé dans les Saintes Ecritures , £5? il rììgnoroit pas nonArt.ôy], plus îes Sciences séculières. IIavoit Vesprit subtil ^ Félocution claire,& il' n'étoit pas moins eflimable par ses mœurs-que parfit science. II composadivers Ouvrages de pieté,pour Finfiruélion des Frères de la vie commune■.On trouve en effet dans le V". Tome de la Bibliothèque des Pérès unOuvrage Mystique de ce Gérard divisé en 2. Livres, dont le r. traitedes vices de l’ame, & de la réformation intérieure, & le second desélévations spirituelles. II est certain que ce Livre est un excellentTraité de dévotion, & qu’il ne mérite pas moins d’être mis en Fran-çois, que le célèbre Ouvrage de Fhomas à Kempis de limitation de J.C. qui a écrit fa Vie, & auquel on joint souvent le Livre de Gérard ;Celui-ci mourut en r z98-. Comme ces fortes d’établissemens eurentbientôt l’applaudiísement général, & que chacun s’empressoit à lessoutenir par de pieuses liberalitez, les Moines ne manquèrent pas dese déchaîner contre ces Societcz, comme contre des entreprises furl’autorité du Pape, & fur les Religions approuvées, qui ne pouvoienttourner qu’au mépris des Vœux Monastiques, & à la ruine des Con-Z- Avril, vents. Ce fut environ ce temps-ci qu’un Dominicain de Saxe, nom-’i 'ni' Matthieu Grabon ì présenta au Pape un Lent, par lequel il pré-
w suiv. Gerf. tendoir. montrer que les Communautez Religieuses, qui mettent en-t.i. p. /->■]. semble leurs biens pour vivre en commun fans avoir fait les Vœuxw suìv. Monastiques, font des Communautez illégitimes, Sc criminelles.
adlnnT^ Son sentiment étoit conçu en ces 2f: Articles. Art. 1. La propriétén. vi. ' de s biens temporels est attachée essentiellement à F état séculier. 2. Pcr-v. d. Hardt. Jonne ne peut sans péché renoncer à ce qui lui- ejì nécessaire pour vivre1544. (p me maniéré convenable à son état. 3; Fous ceux-là pèchent qui don-nent absolument tous leurs biens en aumône pour F amour de f esus-Christ.4. Celui qui n est pas dans une vraie Religion , c'est-à-dire , dans uneReligion approuvée par le Spege Apostolique ne peut , fans péché mortesrenoncer à 4 osts se$ bstyis pour F amour, de sfesus-Chrïfi , y. Le Pape ne
saurait