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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. VI. rzz>

jouter dé autres Religions , que la Religion Chrétienne elle-même^ commefont les réglés de St. Basile, de St. Augustin (y c. que le Doéteur Anselmeappelle des Religions factices, c'est-à-dire , d'invention humaine, f. stfueces Religions inventées font apptllées , mal à propos , & même avec beau-coup d'arrogance , & de présomption, un état de pers eélìon ^puisque parmiles Séculiers il y a des gens qui vivent mieux que les Moines , c? que files Religions en aident quelques-uns à parvenir à l'état de pèrfeëlion , il yen a beaucoup qu'elles en empêchent. La 6. £hie la Religion Chrétiennepeut & doit être mieux observée par les Papes , les Cardinaux , Ist lesPrélats , que par les Moines , quoi que les premiers ne soient point liezpar d’autres vœux que par celui d'observer la Loi de Dieu. Je ne m'ar-riérai pas ici à rapporter en détail les conséquences que Gerfon tirede ces propositions 5 je me contenterai de ces trois. Que la doctrinede Matthieu Grabon est non seulement extravagante , mais héréti-que & blasphématoire. Que le Pape, les Cardinaux & les Prélatsdoivent s’opposer promptement & avec vigueur à son progrès. Quesi Grabon se montre obstiné, ôc qu’iì ne veuille pas obéir à ses Pré-lats, & à ses autres Supérieurs on doit s’assurer de fa personne. Cettecondamnation porta coup, puisque Grabon se rétracta dans toutes lesformes cn présence de ses Commiíîaires.

LXVII. Des le commencement de son Pontificat, Martin cin-quième avoir envoyé Henri Flekel à Frideric Duc d’Austriche, poul-ie disposer à faire sa Paix avec l’Empereur. Dans cette vue, le Ducse rendit à Mersbourg qui est un Château auprès de Constance oùl’Empereur étoit allé pour changer d’air. Cette entrevue ayant duréquelques jours, fans que les Ministres de l’Empereur, Òc du Ducpuisent convenir de rien, Sigismond s’en retourna à Constance, oùil fut bientôt suivi des Ministres de Frideric d'Austrìche pour conti-nuer la négoriation. Elle traîna encore huit jours, jusqu’à ce qu en-fin le Traité fut conclu le vint-cinquiéme d’Avril, dans le Monas-tère de Monfierlingen , près de Constance, fous ces conditions, quele Duc jureroit fidélité à l’Empereur, & qu’il lui payeroit soixante& dix-mille (1) florins d’amende, moyennant quoi il le remettroit enpossession de ses Etats. L'Empereur remit depuis au Duc vint-milleflorins de cette somme. Le Traité conclu, Frideric alla à Constancese présenter devant l’Empereur auprès duquel il fut introduit parl’Esecteur de Brandebourg , ces deux Princes ayant à leurs cotezl’Archevêque de Riga à droite, & Louis Comte d’Oettingen à gau-che. Lors que Frideric d'Austrìche fut à quelque distance de PEm-pereur , ce dernier lui fit demander s’il étoit là pour executer leTraité, Frideric ayant déclaré tout haut qu’il étoit venu dans cetteintention, on lui lût le formulaire du serment, & l’ayant prêté,PEmpereur lui donna la main. Windek rapporte ici un incident

qui

141?.

Gers. Tom. LM74-

Réconcilia-tion de Fri-deric d’Am-triche avec('Empereur.

V. d. Hardt.T.iu.p. 1544.

12. Avril.

16. Avril.

25. Avril

V. d. Hardt.T. 1 V. p (564.

Winàe'a e?Da cher.

7. Mai.

V d. tìarit.TJV.p.lçstu

(1) Gérard de Roo dit 30000. ducats d’or, dans son Histoire dllAustriche £. «44.