z 4 8 HISTOIRE DU CONCILE
1418. glisc de tout son pouvoir, déclarant en même temps, que s'il y avoiîquelque chose qui ne se sât pas bien passé , ce n'avoìt pas été par fa faute.Ces dernieres paroles portent fans doute fur deux ou trois choks quiconstamment fe pallèrent fort mal dans le Concile. La premiere estPemprifonnement de Jean Hus , 8c tous les mauvais traitemens qu’onlui fit avant que de savoir jugé. La seconde, le remoi de la Ré-formation qui ne fut executée que très-imparfaítement dans ce Con-cile, 8c la troisième, le refus opiniâtre, que firent le Concile 8c lePape, de condamner les Propositions de Jean Petit , 8c le Livre deJean de Falkenberg. C’est fur quoi j'ai quelques réflexions à faire,par rapport à cette derniere Session.
Remarques LXXV. O n ne fauroit bien comprendre quelles raisons Martinfur cette Ses- cinquième pût avoir de ne pas vouloir condamner dans une Ses-sion- fion publique le Livre de Falkenberg , puis qu’il avoir été condamné
par les Commissaires, par les Nations, par le College des Cardi-naux, 8c par Otton de Coìomne lui-même, avant qu’il fût Pape. Nedevoit-il point craindre que ce refus ne le fit soupçonner de s’êtrelaiflë gagner par les Chevaliers de l’Ordre Teutoníque, qui avoientporté Falkenberg à composer ce détestable Libelle ou par la factiondu Duc de Bourgogne, dont Falkenberg avoir été l’Avocat aussibien que Jean Petit? Quelle énorme différence entre Otton de Co-lomne Cardinal, qui avoir fulminé une si terrible Bulle d’excommuni-cation contre Jean Hus de la part de Jean XXIII. 8c le même Car-dinal, qui devenu Pape épargne une doctrine abominable qui tend àfaire maffâcrer des Rois 8c des Royaumes entiers? Et s’il est vrai,Bzov. ad comme Bzovius le rapporte, que Martin cinquième fit publier dans« nn. 1418./. cette Session ía Bulle contre les Huísites, ne craignoit-il point qu’on5 ï 7 - ne mît en parallèle son zèle contre des opinions qu’une grande partie
du monde ne regardoit pas comme Hérétiques, 8c fa connivencepour des maximes scandaleuses, 8c détestables au jugement de toutl'Univers? D’où vient que Martin Z 7 , contre la pratique du Con-cile pendant plus de trois ans, refuse de faire approuver ou condam-ner en plein Concile, ce qui avoit été approuvé ou condamné una-nimement par les Nations, 8c qu’il ne veut plus approuver que ceSellarm.de fftli Pa déja été dans Je Concile. Bellarmin a prétendu que pariaConúl atttt. Martin cinquième a voulu exclurre de son approbation le Decret deCap. 19. ] a Session cinquième, où on établit la supériorité du Concile sorle Pape, parce, dit ce Cardinal, que ce Decret ne passa pas conci-liariter , c’est-à-dire selon l’explication qu’il donne à ce mot, à lamaniéré des autres Conciles , après avoir soigneusement examiné la chose.Mais il n’y a rien de plus mal imaginé que la pensée de ce Car-shhir. B'-fl. dinal, comme le Docteur Richer l’a très-bien remarqué Car con-Concil. L. u. cilìariter signifie en plein Concile , Sc nullement à la maniéré des Con-5,541 cìless or ce Decr*c fut arrêté en plein Concile, 8c après un long 8csoigneux examen de la matière Le Cardinal Cajetan a rendu de
cette