DE CONSTANCE. Liv. VI. 249
cette déclaration de Martin cinquième une raison qui ne vaut pas 141S.mieux que celle du Cardinal Bellarmin. C’eíl que par là Martin c a, et an d ecinquième a prétendu n’approuver que ce qui avoit été décidé dans ^cisTep g*le Concile , fur les matières de la foi. Mais qui ne voit que la 1 ■ P' •question de la supériorité du Concile sur le Pape, ou du Pape surle Concile, est une question de foi, puis que pour établir l’un oul’autre sentiment, on se sert de l’autorité de l’Écriture, des Con-ciles , 8c des Peres ? D’ailleurs , si Martin cinquième n’eût vouluapprouver ou confirmer que ce qui avoit été décidé fur les ma-tières de la foi ì il n’eût pas approuvé la déposition de Jean XXIII.celle de Benoit XIII. la cession de Grégoire XII. Sc fa propre élec-tion , puisque ces Actes ne font pas des matières de foi. II estdonc plus clair que le jour que Martin cinquième a compris dans sonapprobation les Décréts de la quatrième, 8c de la cinquième Session,
St qu’il n’en a exclus que la suppression des Armâtes, 6c la condam-nation de la doctrine de Falkenberg , qui avoient été résolues parles Nations, mais qui n’avoient point été arrêtées dans le Con-cile, conciliariter. Ceci soit dit pour l’éclairciísement du fait, dontje laisse le jugement au Lecteur, ponr passer à une autre réflexionqui regarde Falkenberg 6c son Livre. C’est Dlugoff qui me la four- Dlugcfnisi,nira. Cet Historien prétend que les Peres du Concile, craignant de poIo».l.xi.voir renaître le Schisme par l’appel des Polonois, 6c par le mécon- F 3 ? 0, 377 -lentement qu’ils firent éclater contre Martin cinquième , porterentce Pape à confirmer la Sentence du Concile contre Jean de Falken-berg , 6c que même la réconciliation, qui se fit alors entre le Pape 6cles Ambassadeurs Polonois, fut si sincere 6c si vive qu’íls pleurèrenttous à chaudes larmes. Ce même Auteur ajoûte qu’à la sollicitationdes Polonois Martin cinquième emmena Jean de Falkenberg à Rome ,où après l’avoir tenu prisonnier pendant plusieurs années il le renvoyaen Prusse, du consentement du Roi de Pologne, non sans lui avoirfait rétracter son Livre. Falkenberg de retour en Prusse se trouvantmal récompensé par le Grand Maître de l’Ordre Teutonique, qui nelui donna que quatre marcs de Prusse pour toute récompense, jettacet argent à terre, 6c composa contre l’Ordre Teutonique me Satyreencore plus sanglante que ne l’étoit son Libelle contre les Polonois.
Comme il portoit cette Satyre au Concile de Lasse il fut arrêté àStrasbourg par ordre des Chevaliers, 8c dépouillé de son Ecrit 6c detout ce qu’il avoit fur lui. 11 ne laissa pas d’aller à Balle, 6c moufuten Silesie , en revenant du* Concise. De toutes ces particularités,je ne prétends contester à l’Historien de Pologne que celle de la ré-conciliation des Ambassadeurs Polonois avec Martin cinquième , St lacondamnation qu’il prétend que ce Pape fit du Livre de Falkenbergau Concise, parce que ces faits sont contraires aux Actes, 8c auxplaintes de Gerfon dans son Dialogue Apologétique. C’est ce quipeut être arrivé depuis le Concile, 6c je le conjecture par une LettreTome II. Ii que
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