DE CONSTANCE. Liv. VI z Ti
soient modérées fur le pied de celles qui avoient été autrefois accor- 1418.décs à Charles 'IV. Pere de Sigismond , 6c qu’on en excepte ceux quifont à excepter, suivant les anciennes Constitutions. 4. Qu’il loirpermis aux plaignans d’en appeller, 6t que l’Excommunication n’aitpoint de lieu pendant rappel. 11 ne paroît point par les Actes quellefut la résolution du Concile sur cette affaire, ni même s’il en connut.
Ce qu’il y a de certain c’est qu’elle fit beaucoup de bruit, & que ceque le Pape avoit accordé à l’Empereur pour récompensé d’avoirprocuré la Paix à l’Eglise, pensa être cause d’une grande Guerre enAllemagne.
LXXX. Le Pape avoit pris, autant qu’il sc pouvoit, toutes les LePapefaitmesures nécessaires par rapport à ses intérêts 6c à son autorité. II avoit publier se»prétendu remplir la promesse qu’il avoit faite de réformer l’Eglise par dles Décréts qu’il publia dans la Session XLI1I. comme il le déclaraalors. Et même, soit de gré soit de force, les Nations avoient paray acquiescer. Les Concordats qu’il avoit faits avec chacune d'elles enparticulier avoient été rendus publics, 6c il les avoit consignez dansfa Chancellerie dont il avoit aussi publié les Réglés. Jean XXIII. avoitacquiesce à fa déposition, Grégoire XII. étoit mort,le Concile avoitdéposé Benoit , 6c Martin V. n’avoit plus rien à exiger ni à désirer decette Assemblée à cet égard. II est vrai qu’à la réserve des Italiens,les Nations n’avoient pas lieu d’être fort satisfaites de ce Pontife. LesFrançois n’avoient point acquiescé à son Concordat, parce qu’il étoitcontraire aux Libertez de l’Eglise Gallicane,6c le refus opiniâtre qu’ilavoit fait de condamner les erreurs de Jean Petit , étoit encore unsujet de mécontentement bien légitime pour les Ambassadeurs deFrance. Les Polonois avoient appelié de son jugement, ou plûtôt deson déni de justice au Concile prochain. Le Roi d’Arragon étoit ir-rité du refus, qu’il lui avoit fait au sujet des Bénéfices de la Sicile.
Le Clergé d’Allemagne se trouvoit opprimé par Tordre, qu’il avoitdonné de lever pendant un an les Dix grès des Bénéfices Ecclésiasti-ques, pour dédommager T Empereur. 11 ne paroît pas de méconten-tement public de la part des Anglois, mais il est constant que le le-ger essai de Réformation, qu’il avoit donné dans la Session quarante-troisiéme, ne répondoit point aux projets qu’ils en avoient faits de-puis long-temps. Depuis Jean fans terre , qui rendit ce Royaumetributaire du Siège de Rome par un Acte solemnel, jusqu’à HenriVIII. qui secoua ce joug, les Anglois n’ont cessé de se plaindre desexactions tyranniques des Papes. Henri III. fit de vains efforts auConcile de Lyon, pour sc tirer de cette servitude,6c nous avons par-lé ailleurs de ce qui sc passa à cet égard fous les Edouards. Ce fut làle principal motif des Prédications de Wtclef , 6c on écrivit toujoursfortement là-dessus depuis ce temps-là jusqu’au Concile de Cons-tance, comme on le verra dans la fuite. Mais, comme nous l’apre-nons par THistoire Ecclésiastique de Mr. Collier ì dés que Martin tin- collier uifl.
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