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Tome second.
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1418.

Départ del’Empereur& de diversAmbassa-deurs.

17. de Mai.

19. de Mai.

ri. de Mai.

Apologie del’Empereur.

if6 HISTOIRE DU CONCILE

pas nommé. Ensuite il monta à cheval, aussi bien que l’Empereur Scles Princes, qui l’accompagnerent jusqu’à Gotleben, où il se mit surle R hein pour aller à Scharhouse. Les Cardinaux & le reste defa Cour le suivirent par terre, & l’Empereur s’en retourna à Constan-ce avec les autres Princes.

LXXXII. N’y ayant plus rien à faire après le départ du Pa-pe , chacun se dispoioit à s’en retourner. L’Archevêque de Gnesne& les autres Ambasiadeurs de Pologne s’en allerent fort mécontens dcn’avoir pû obtenir aucune justice du Livre seditieux de Falkenberg..Gerson , qui avoit inutilement témoigné un zèle à toute épreuve pourla condamnation d’un autre Auteur du même caractère que Falken-berg , fut obligé de s’exiler lui-même (1) & n’osent retourner en Fran-ce où le Duc de Bourgogne étoit alors tout puissant, il se retira à Ra-thenbourg en Bavière où il fut très-bien reçu du Duc Albert , & oùil compose divers Ecrits pour fa justification. En x41p.il alla à Lyondans le Couvent des Celestins, dont Nicolas Gerson son Frere étoit lePrieur. 11 compose divers Ouvrages dans cette Solitude, Lc y mou-rut paisiblement en 142.9. âgé de soixante & six ans.

L’Electeur de Brandebourg, après s’être extrêmement signalé dansle Concile tant par la prudence de ses conseils, que par les foins in-fatigables qu’il partagea toujours avec l’Empereur pour le bien de laChrétienté, partit aussi pour retourner dans ses Etats. L’Empereur,qui avoit été le plus ardent à assembler le Concile, fut des derniers àle quitter. Reichenthal rapporte qu’il étoit encore retourné à Bastele 19. de Mai, dans le deísein de s’aboucher avec le Duc de Bour-gogne & le Duc de Savoye, mais que cette entrevue n’ayant pû réus-sir il revint au bout de deux jours à Constance d’où il partit enfin lezi. de Mai. II prit se route du côté de Strasbourg, dans le desseinde visiter quelques Villes de l’Alsace qui appartenoient à l’Empire.Nous apprenons de Windek que l’Empereur eut à Montbelliard uneentrevue avec le Duc de Bourgogne pour pacifier les troubles deFrance, & pour prendre des mesures contre le Comte d’Armagnacqui en étoit un des principaux fauteurs.

LXXXIII. On a déja vu que quelques Historiens François n’ontpoint été favorables à la mémoire de cet Empereur. Ils peuventavoir eu leurs raisons,& il y auroit de la témérité à vouloir entrepren-dre à tous égards l’Apologie de se conduite dans ce Concile. II pûtêtre mal conseillé en certaines occasions, mal soutenu dan& ses bonsdesseins en d’autres, Sc entraîné par des principes d’éducation à desActions qui ont fait tort à se mémoire. II faut laiíser aux Politiquesou aux spéculatifs le foin de déveloper les motifs des hommes, &croise qu’ils font bons, lors qu’ils paroissent tels. On ne peut refu-ser

(1) Scito, Momie, quoniam ìn Conflantienfi Concilio générait cutn germano tuo conversâ-tes usitée aà finAltm Summì Pentificis egrejfum , tandem diverticula quarem exivi cam

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