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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. VI. tf 7

scr à Sìgismond la louange de s’êrre comporté dans toute cette grande 1418.affaire en Héros véritablement Chrétien, surmontant les plus grandesdifficultez, 8c ne succombant qu’à celles qui ne pouvoient être vain-cues, que par des Guerres 8c des désordres plus grands que ceux aux-quels il vouloir remedier. II obligea Jean XXIII. à assembler un Con-cile, dans un lieu où ce Pape, que tout le monde regardoit avec hor-reur, ne fût pas en état de se moquer de la Chrétienté, comme ilavoir fait jusqu’alors, aussi bien que ses Concurrens. II le réduisit aupoint de souscrire lui-même à fa propre déposition, 8c fit, pour ran-ger fcs Partisans 8c ses fauteurs, le meilleur usage qu’un Prince puiflèfaire de son autorité. Une conduite si ferme 8c si vigoureuse obligeaGrégoire XII. à se démettre du Pontificat, de peur d’encourir la mê-me flétrissure que Jean XXIII. II ne restoit plus qu’à obliger BenoitXIII. à se ranger à son devoir, 8c à tenir une promesse qu’il avoitfaite solcmnellement tant de fois, 8c toujours éludée avec la derniereopiniâtreté. L’Empereur alla lui-même en Arragon, pour disposerà l’amiable les Princes de l’Obedience de ce Pape à l’abandonner. IIréussit dans cette négotiation à l'égard des Princes, 8c des Peuples,

8c s’il ne gagna rien fur l’esprit de l’Antipape il le mit au moins dansson tort, 8c il mit le Concile en droit de le déposer. II paroisseitassez depuis long-temps, 8c même fans aller plus loin, par l’exemplede ces trois Concurrens, qu’on avoit eu tant de peine à réduire, quela Réformation de l'Eglise, particulièrement dans son Chef, ne réus-sirait jamais du consentement d’aucun Pape. Toutes choses autori-soient le Concile à entreprendre cette Réformation avant sélectiond’un Pontife, puis que le Concile avoit été déclaré supérieur au Pa-pe, 8c qu’il avoit eu l’autorité d’en rejettes trois. L’Empereur in-sista fortement fur cette Réformation avant que de proceder à sélec-tion d’un nouveau Pape. Mais les intrigues des Cardinaux, la més-intelligence des Nations, la prévention de quelques-uns en faveur dela suprême autorité du Pape, tout cela joint ensemble rendit inutilesles bonnes intentions de ce Prince qui ne furent que trop justifiéespar l’évenement, puis qu’on ne put jamais parvenir depuis à la Ré-forme du Clergé, après avoir perdu la belle occasion qu’on avoit dela faire, pendant qu’il n’y avoit point encore de Pape.

LXXXIV. C’est ainsi que sinit le Concile de Constance. II s’y FinduCon-'passa des choses dignes assurément d’une mémoire éternelle. Mais il ciIc *s’en faut beaucoup que le succès n’en répondît aux espérances que laChrétienté éeoit en droit d’en concevoir. On y brûla des gens quitout au plus n’étoient coupables, que de n’avoir pas eu assez de pa-tience, 8c de soûmission, 8c d’avoir invectivé avec trop de fureurcontre des abus qui d’ailleurs étoient condamnez de tout le monde,

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todem qui juxta cognomtn suant peregrinus effici maluit in terra aliéna , quam ad sueshue rtgredi. Gers. T. I. p. 130.

Tome II. K k