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Tome second.
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2,70 HISTOIRE DU CONCILE

1418. ' rence. On ne sait pas ce qui se paflà à cet égard, jusqu’à l’an 142< 5 .Tout ce que l’on peut dire, c’est que le Pape eut un vigoureux An-tagoniste dans la personne de Henri Chìchley Archevêque de Cantor-bery. C’est ce qui lui attira une Lettre fulminante pour lui reprochersa négligence sur ce sujet , (st pour lui ordonner de faire tous les effortspojstbles , asm que cette Loi fât révoquée. Mr. de Rapin a donné unepartie de ce Bref, Sc j’en donnerai le précis dans la même vue quecet illustre Historien, c’est-à-dire pour faire connoitre dans quels fen-tìmens êtoìt ce Pontife par rapport aux prétendus Privilèges de son Siégé joutre que peut-être je ne lui pourrois donner commodément placeailleurs. 1. Après d’auíîì sanglants reproches que le Pape fait à ? Ar-chevêque , de fa négligence à soutenir les intérêts de l’Eglise Romai-ne , que s’il s’agistòit des intérêts de Dieu même Sc du salut de l’Egli-sc Universelle, il vient à la Loi Prammìre & il soutient que ce n’estpas une Loi, parce qu’elle révoqué les Loix de Dieu Sc de FEglise.2. II sc plaint qu’en vertu de cet execrable Statut le Roi d’Angleterres’est emparé de la juridiction spirituelle, Sc qu’il gouverne les affairesEcclésiastiques aussi absolùment que si notre Sauveur l’avoit établi pourson Vicaire. 3. II soutient que le Clergé Romain est traité en An-gleterre avec plus de rigueur que les Turcs Sc les Juifs. IIP y a pointd’homme , dit-il, de quelque Nation (st de quelque persuasion qu'il soit ,qui n'ait la liberté d'entrer en Angleterre. II n'y en a d'exclus que ceuxà qui le Vicaire de J. C. $ donné des Cures. Oui ceux-là , dis-je , fontbannis , saisis , emprisonnez , dépouillez de leurs biens. Si quelqu'un deIOrdre Ecclésiastique , chargé des Mandats (st des Censures du S. Siégé ,veut mettre le pied en Angleterre , (st y veut executer fa commijston , ily est traité en ennemis exclus de la proteélion du Roi , (st de plus exposéà des peines encore plus dures. Après une longue (st forte réprimandéMartin V. charge T Archevêque fous peine d’excommunication , d'aller in-cessamment presser le Conseil de faire en sorte , que le Statut de Prasmu-nire fût révoqué ; de s'adresser aux deux Chambres du Parlement , (st deleur faire entendre , que tous ceux qui obéissaient à ce Statut , étoient dansles liens de T Excommunication. De plus il lui commandait de donner ses(à) Rapin ordres afin que le Clergé prêchât , publiquement , (st en tous lieux , la mêmeabusif ’ de prendre avec lui deux personnes graves , pour être témoins

55 r. ^ ' P ' de fa diligence , (st de T informer de ce qui feroit fait fur cette matière (a).

Aile m a- Quoi que Sigismond eût à peu près réglé à Constance les principa-® ne. les affaires d’Allemagne, il étoit mal aisé qu’il ne survint pas de tempsen remps quelques nouvelles brouilleries entre tant de Princes dontles intérêts étoient si différents. C’est ce qui porta l’Electeur de Ma-yence à procurer une étroite union entre les Princes du Rhin, com-me ayant une grande influence, pour la Paix de la plus grande par-tie de l’Allemagne. II fit donc en forte quç Werner Electeur deTrêves, Lhsodoris Electeur de Cologne, Louis Electeur Palatitj,Reinhard Duc de Juliers Sc de Gueldres sc trouvèrent ensemble à

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