Band 
Tome second.
Seite
269
JPEG-Download
 

DE CONSTANCE. Liv. VI. z6§

Roi, malgré les commandemens réitérez de fa Majesté, s’oppoíà • 1418*constamment à la révocation des Libertez de l’Eglise Gallicane. IIfit même des plaintes contre le Cardinal des Urfins , qui par lui ou pard’autres de fa part, au préjudice de ces Libertez, avoit requis en laChambre des Comptes la vérification de certaines Lettres Royaux,

„ par lesquelles l’on difoit le Roi avoir voulu délivrer oudit Cardi-„ nal le temporel de l’Evesché de Chartres, laquelle il s’efforçoit„ de tenir en commande par l’octroy du Pape, 6c outre difoit le„ Procureur du Roy, que autrefois il s’estoit céans opposé, 6c en la,, Chambre des Comptes 6c encore s’oppofoit à ce que dit est, 6c à„ l’enterinement de certaines Lettres revocatoires que on difoit avoir„ esté faites ÔC passées par le Roy, ou préjudice desdites Ordonnan-„ cesj 6c doutoit (craignoit) que nonobstant ladite opposition les,, Gens de ladite Chambre des Comptes ne voulsissent proceder à„ l’expedition 6c vérification desdites Lettres octroyées audit des„ Urfins , 6c pource comme autrefois requeroit l’aide 6c assistance„ de la Cour, 6c que icelle Cour voulsist tenir la main à entretenir„ lesdites Ordonnances, 6c faire défenses ausdits Gens des Comptes,

„ qu’à l’encontre ne au préjudice de supposition dudit Procureur„ du Roy, ils ne innovassent aucune chose en procédant à la verifi-„ cation 6c expédition dudit temporel ou autrement, 6c fur ce appel-„ lez les Présidents, ôc Conseillers de la Chambre des Enquestes, fu„ délibéré 6c conclu que la Çour devoit 0 tenir la main ferme à faire„ observer 6c entretenir lesdites Ordonnances, fans enfraindre, 6c de-„ voit faire défenses susdits Gens des Comptes, que à l’encontre ne„ au préjudice de ladite opposstion ils n’attentent ou innovent au-„ cune chose (a). ’ ( a ) nìffir.

Cependant comme le Cardinal des Urfins étoit Légat du Pape, l' univers.pour traiter de la Paix entre les François 6c les Anglois, de peur qu’il i‘ ff an hs hine fut tache ac ce qui s’etoit paiíe, la Cour ordonna de íaire venir la 339 ,Chambre des Comptes, dans celle du Parlement pour faire là-dessusà ce Cardinal les plus gracieuses réponses qu’il se pourroit. Je ne re-marque pas au reste que Vassaire ait été décidée pour lors.

L’Angleterre n’avoit pas plus sujet d’être contente de Martin V. L’Anglzí-que la France. Son Concordat avec la premiere de ces Nations sc teire.réduisent à fort peu de chose: On a remarqué ailleurs que dès qu’ilfut élû Pape il marcha fur les brisées de ses Prédécesseurs, 6c ne futpas moins incommode qu’eux aux Anglois. II y avoit déja plusieursannées que le Parlement avoit fait une Loi fous le titre de Pramunircypar laquelle il défendoit de s'addreffer à la Cour de Rome , pour deschoses contraires aux Prérogatives de la Couronne Ifi aux Droits de laNation (b). Depuis le Schisme commencé en 1378. jusqu’au Conci- ^ ^le de Constance où il.fut terminé, les Papes avoient paru dissimuler Hifì.d'AngUsiune Loi si contraire à leurs intérêts. Mais, comme le remarque Mr. T0m.1r.pide Rapin.y Martin V. ne regarda pas cette affaire avec la même indiffer 647 •

L1 3 rente s