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Tome second.
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D E CONSTANCE. Lrv. Vil. z 9 f

qne, 8c de l’Eglise Romaine, dans le Concile Général qui doit s’as-sembler. z. Ensuite il fait des ouvertures pour l’extirpation du Schis-me, & le rétablissement de la Paix dans PEglise. La principale deces ouvertures, est d’aìler aux sources du mal, afin de pouvoir lesfermer. 11 en marque trois. La première est la conduite séditieuse,

& tumultueuse du Peuple Romain. La seconde, la dissimulation desCardinaux, qui s’avisérent trop tard de se plaindre de la violence qu’onleur faísoit. La troisième, les brigues pour sélection d’un Pape, laNation Françoise, qui depuis longtemps étoit en posièssion de don-ner des Papes à PEglise, voulant s’y maintenir, & les Italiens au con-traire, voulant avoir un Pape Romain, ou au moins Italien. Pourremédier au premier inconvénient,Pierre d’Ailli est d’avis qu’à l’avenirla Cour de Rome ne réside que dans un lieu, où le Pape, & les Car-dinaux puissent être en toute fureté, 6c où ces derniers puissent pro-eeder librement à sélection d’un Souverain Pontife. A l'égard dusecond inconvénient, il voudroit qu’on sixât un certain temps aude-là duquel les Cardinaux ne pussent plus fe plaindre d’aucune violen-ce, ni alléguer le prétexté de la crainte. Contre le troisième, il ju-ge à propos qu’on ne fasse plus un si grand nombre de Cardinaux,d’un même Royaume, d’une même Nation, ou d’une même Pro-vince , qui puissent l’emporter à la pluralité des voix dans sélectiond’un Pape, mais qu’on en élise de chaque Nation, fans nulle accep-tion de personnes, z. Comme il ne doute point que les péchez dePEglise ne,lui ayent attiré un Schisme si long, 6c si opiniâtre, iltrouve expédient que l’Eglise Romaine , qui est le Chef de toutes lesautres, commençât à fe réformer elle-même dans les mœurs, asin depouvoir s’employer avec plus de droit, 6c de succès à la Réformaticnde ses Membres, 8c travailler avec efficace à pacifier les Rois, 8c lesPrinces séculiers, dont les divisions, 8c les Guerres étoient si fatalesà la Chrétienté. 4. Que comme on l’avoit fait autrefois dans un =

Concile de Lyon, on établit encore un passage général au delà de la 1Mer, tant pour aller au secours de la Terre Sainte, que pour la ré-duction des Grecs, ÔC des autres Schismatiques; Motif qu’il croiefort propre à engager les Princes Chrétiens à faire une bonne Paix,ou au moins une longue Trêve. Enfin il est d’avis qu’avant que d'as-sembler le Concile Général, le Siège Apostolique nomme dés Com-missaires pour digérer tout ce qui doit y être agité touchant la Ré-formation de PEglise, afin que le tout étant présenté au Pape,il puis-se le faire autoriser en plein Concile (a). opp.Ger-

On va entendre parler Pierre d’Ailli du même ton que Gerson qui son. r. n.app,avoit été son Disciple, touchant la nécessité de la Réformation, ct?>88r.88^la maniéré de l’executer. Le premier Chapitre est employé à repré-senter en général la corruption de l’Eglise, ct à réfuter la prétendueinfaillibilité du Pape. ,, II ne faut pas s’imaginer, dit Pierre d'Ailli ,j» que St. Pierre en recevant les clefs-de l’Eglise soit devenu impec-

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