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Tome second.
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DE CONSTANCE. Liv. VII. L97

suffit-il, & qu'il marche avec m auffi grand train , que s'il étoit à latête à'une armée , tout prêt à livrer bataille. C’est un Cardinal quiparie ainsi des Cardinaux. Les autres Chapitres font employez pre-mierement, contre les réservations dont il attribue l’ongine à Bo-nis ace VIII., à Jean XXII. à Benoit XII. à Clement VI. Sc àson Successeur j ensuite, contre la Simonie, contre l’incapacité Scl’indignité des personnes qu’on avançoit aux Charges Ecclésiastiques ;puis contre les Evêques titulaires, Sc contre ceux qui ne pren-nent pas les Ordres, abus qui sc commettoit frequemment en Allema-gne. II propose dans le Chapitre treizième une confédération entrePEmpereur Sc le Pape par laquelle ils s’engagent de s’affister l’unl’autre de leurs forces, Sc de leur autorité, pour recouvrer les biensusurpez tant sur l’Empire, que sur l’Eglise, en Italie, Sc ailleurs.

Dans les Chapitres quatorzième Sc quinzième il parle prémierementd’engager les Princes Turcs Sc Payens qui se convertissent au Chris-tianisme à jurer solemnellement au Pape, Sc à PEmpereur qu’ils neferont aucun Traité avec les Infidèles Sc les Schismatiques} seconde-ment il propose de marquer un Passage général pour aller conquérir la pafagiumTerre Sainte , comme cela s’étoit pratiqué fous le Pape Urbain II. générait.

8c fous PEmpereur Henri V. dans un temps de Schisme, Sc delever pour cela les Décimés par toute la Chrétienté, pendant l’es-pace de trois ans. II prétend qu’une pareille expédition peut beau-coup avancer l’Union , parce qu’elle purgerait la Chrétienté d’ungrand nombre de méchans Sujets qui la troublent Sc qui la divi-sent. II vaut bien mieux , dit-il, ordonner des Décimes pour une entre‘prise pieuse , que d'en accorder , comme font les Pape s, aux Princes Chré-tiens pour se faire la Guerre les uns aux autres. Je finirai cette especed’extrait par deux remarques que fait Pierre d'Aìlli-, Pune que par chap.vn,leurs réservations les Papes avoient aliéné de P Eglise Romaine plu- o* tx.sieurs Royaumes, comme ceux de Sicile, de Boheme, de Hongrie,d’Angk terre, de Suede Sc de Dannemarc, parce que depuis Bo-niface IX. il n’alloit plus d’Ecclésiastiques de ces Royaumes enCour de Rome pour obtenir des Bénéfices. L’autre, c’est que com-me c’étoit la Simonie de Jean XXIII. qui avoir soulevé Jean IIus , Scsuscité tous les troubles de Boheme, on ne pouvoir esperer de les as-soupir que par la Réformation de la Cour de Rome.

XVI. On a vû jusqu’ici Clemangìs Sc Pierre d'Ailli sacrifier au Traité debien public leurs intérêts particuliers, Sc l’assection qu’ils avoient T ^dcrkVri*pour des Papes dont ils reconnoissoient l’autorité. Le premier n’é- **

pargna pas Benoit XIII. quoi qu’il fût de son Obédience, ni le sc- tion.cond Jean XXIII. dont il étoit Légat. Ceux de l’obéïssance de Gré-goire ne furent pas plus favorables au Siégé de Rome, Sc sens crain-dre d’offenfer celui qu’ils en reconnoissoient pour le Chef, ils parlè-rent avec la même liberté que ceux des autres Obédiences. C’est de

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