DE CONSTANCE. Liv. VII. Ssf
testans. Ce Pape se servit pour cela des lumières d’un célèbre Astro-nome de Rome nommé Aloysius Lilius. Passons aux autres Régle-mens généraux..
LIX. Suivant le Droit Canon la consécration des Eglises, des ConsécrationChapelles, Lc des Autels est un Droit qui n’appartient qu’aux Souve- desChapeiiesrains Pontifes, ou aux Evêques, à l’exclusion même des Abbez 8c corvìn^Ltl?'des simples Prêtres. Selon -Platine ce fut Félix III. qui réserva aux 2 . cap.t.\.Evêques la consécration des Eglises. J’ai remarqué dans cette Plat.PeUu.Histoire que JViclef disputa ce Privilège aux Evêques, ne regar- b™- 6 'dant leur prétention en ce point, que comme un effet de leur am-bition , Lc les Censeurs de ce Docteur Anglois ne rendent pointd'autre raison de cette coutume, que la bienséance & la dignité deschoses saintes qui font administrées dans l'Eglise, & fur les Au-tels. Quoi qu’il en soit, il avoit passé en coutume que les Evêquesconsacroient des Chapelles & des Autels auxquels il n’y avoit pointencore de Bénéfice attaché, d’où il arrivoit ou qu’ils n’étoient pointdesservis, ce qui rendroit la consécration inutile, ou que leur serviceétoit à charge aux Ordinaires des lieux. Le Collège Réformatoire y. d. Hardi,défend donc aux Evêques, sous peine de suspension pendant un an,de x. l p. 730.consacrer hors des Monastères,principalement dans les Citez,dans lesVilles, 6c à la Campagne aucune Chapelle ni aucun Autel, si l’un ôcl’autre n’est suffisamment doté pour l’enrretien d’un Ministre.
LX. Les Prêtres, pour gagner de l’argent (1), avoient introduit Messes,’dans les Eglises Cathédrales & Collégiales, certaines Messes particu-lières pour quelque Saint, ou pour l’ame de quelque mort, & sou-vent après avoir dit ces Messes, ils omettoient le service ordinaire oune le saisoient qu’imparfaitement, & (z) sans aucune solemnité, oumarque de distinction. Le Collège Réformatoire condamne un telabus, & ordonne, sous peine de suspension, qu’après la célébrationde la Fête particulière, ou la commémoration du mort, on fera toutl’Office de jour comme à l’ordinaire.
LXI. Ìl y avoit long-temps qu’on se plaignoit d’une grande va- Canon delarieté dans les exemplaires du Canon de la Messe. C’est la féconde 6c Messe,la plus importante partie de cette cérémonie dans PEglise Romaine, sériel deparce qu’elle prépare à la consécration. On n’est pas d’accord dans Murí\->cette Eglise sur l’origine de la Compilation de ce Canon, qui est aussi GriJaud . 3 ’appellé la Secrette ,parce que l’Officiant le dit,en grande partie,à voix Lltur - Sacr -r.basse. Les uns l’attribuent à Gelase dans le 6 . Siécle, les autres à Gre- Il F I 4 <5 -go ire le Grand , les autres à un certain Scholafiicus plus ancien, que BonadeKò.ces deux Papes, Lc quelques-uns le font préceder le temps du Grand Liturg L. 11,Constantin. Les plus raisonnables croyent néanmoins qu’il a été com- Ca i > ' Xlposé par diverses personnes, à plusieurs reprises, Lc c’est aussi à peu 7461748,
près
(1) Clerus tnagis celer fro pétunia qaàm pro gratta. V. d. Hatdf. T.I. P. 730,731,
(al Sine filtmmtate, u nota,
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