Band 
Tome second.
Seite
358
JPEG-Download
 

3f ç HISTOIRE DU CONCILE

Pt'tínTXiL Visitation de U Vierge, instituée par Bonis ace IX. ÔC un Concile def.6u «y ix6. Cologne institua la Fête de la Compasisum de la Vierge.

Le Collège Réformatoire condamne très-févérement la profanationdu jour de la Nativité de Notre Seigneur. II y avoít des Séculiers Sc• même des Ecclésiastiques qui passoient la nuit veille de cette Fête Scune grande partie du jour à jouer aux dez (i). Et même,s’il n’y a pasfaute au texte, ils y jouoient au nom de J. C. Sc au nom de la Vier-ge. On ordonne que i’Ecclésiastique qui tombera dans cette horribleimpiété fera condamné à ne célébrer l'.Office divin, ôc à n’y assisterdc six mois, ÔC si c’est un Laïque il n’entrera de six mois dans l’E-glife.

, LXIII. D e p v i s que la superstition du Culte des Reliques s’étoitd'exposeMes introduite, les Moines s’étoient prévalu de la crédulité des PeuplesReliques en pour en tirer du profit, cn expoíant ces Reliques dans les Cimetie-public. rgJ gj. àns les Places publiques. Cet abus avoir été condamné de-puis Fort long-temps. Je trouve q u'un Synode de Poictíers tenu ent roc. avoir défendu la Chaire aux Ecclésiastiques, qui portoient desr ' ’ Reliques pour en tirer de Pargent. Le quatrième Concile de Latran,tenu en ntf. défendit le même abus qui augmenta néanmoins beau-coup dans les Siécles íuivans. Le Collège Réformatoire défend fouspeine d’Excommunication ipsio facîo , à tous Ecclésiastiques d’exposcrles Reliques hors des Eglises ôc des Monastères, où il permet de lc

Ouêteurs ^LXIV. L es Indulgences avoient d’abord été inventées par lesréprimez. Papes fous de pieux prétextes, comme de recouvrer la Terre sainte,de visiter le Saint Sepulchre, 5c les saints Lieux. Lee. Depuis ils ytrouvèrent une bonne ressource, pour tirer de toutes parts des sommesimmenses, & ils remplissaient le monde de Quêteurs qui accordoientde leur propre autorité des Indulgences pour toute forte de pechez,donnoient l’absolution de l’homicide, du parjure, du vol Lc d’autrescrimes semblables, dispensoient les Chrétiens de leurs vœux, se van-toient de tirer les âmes du Purgatoire, accordoient à leurs Bienfaic-teurs Ja rémission de la coulpe, ôc de la peine, au grand scandale dei’zp. ’ ' pEglise, Ôc à la ruine du public. Innocent III avoit inutilement tâ-

ché de reformer cet abus dans le quatrième Concile de Latran en dé-fendant de recevoir les Quêteurs, s’ils n’avoient du Pape une permis-sion dont on donna la formule dans ce Concile. En^izyy. l’Arche-vêque de Bourdeaux défendit dans un Synode aux Prêtres & aux Cu-rez de recevoir, des Quêteurs, fans son ordre, ou sans celui du St.Siège. La même défense fut renouvellée trois ans après dans un Sy-node de Montpellier, ôc dans un Concile de Bude en 127 p. Je trou-ve

Cl) Quidam Satrape. Dìahoìt attentìjpma & moUsttsima ìntentbm luiunt ad taxilhsnomine altìjfmì ejuidtm (i. ». Cbristi) nomint putrpera blasphémantur. Peut-êtreft ut-il lire nomma.