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mais dont je ne trouve que les premiers mots, ou, à l’exemplaireRomain (4).
LXII. Le grand nombre de Fêtes étoit encore un abus dont AbusdesFêion se plaignoit hautement en ce temps-là. On a remarqué ailleurs tesdéfendu,les plaintes de Henri de HeJJ'e fur ce sujet. Pierre d'Aillì s’étoit aussi •exprimé là-dessus bien fortement dans ion Traité de la Réformation,aussi bien que fur le grand nombre d’images & de peintures que l’onvoyoit dans les Eglises. „ Excepté les Dimanches & les grandes Fê- Gers.T.n.p.
,, tes instituées par l'Eglise, il devroit être permis, dit-ìl , de travail- 91,
„ 1 er les jours de Fête, après l’Office, tant à cause des débauchés Sc
,, des excès à quoi la plupart du monde employé ces jours-là, que
„ par considération pour les gens de travail qui ont besoin de tout Gers. T. lII,
„ leur temps pour gagner leur vie. " II paroit par le Sermon que />. iz;8.
Gerson prononça au Concile fur la Nativité de la Vierge , .qu’il étoit
dans les mêmes senti mens à cet égard. Mais il n’y en avoit point
qui se fût.expliqué avec plus d’étenduë & avec plus de force fur l'a- ' s
bus des Fêtes, que Nicolas Clemangis (f) dans un Traité qu’il fit exprès
pour cela. Ce Traité mérité assûrément d’être lu, 8c même traduit
en Langue vulgaire, pour Pavantage de la Chrétienté. Le Collège Ré-
formatoire veut qu'on retranche toutes les Fêtes qui m font pas instituées
par Vancien Droit , [st par les Décréts des Peres , fur tout les moindres
Fêles , [st principalement l'Eté , ou il faut faire des provisions pour l'Hi- v. d. Hardtì.
ver, par ce que ces jours fe pas oient ordinairement dans les Cabarets , [st ^-?> 7 ZZ>
dans les autres lieux de débauché, à jouir, à danser , à s'enyvrer, à j u- 134*
per, à blasphémer le saint nom de Dieu, à fe battre quelquefois jusqu'à
fe tuer, à voler, à piller, enfin à toutes sortes d'infâmes débauches. Mais
asin de marquer que ce n’étoit pas par irreverence pour les Saints, que
les Réformateurs avoient fait ce Règlement, ils ordonnent que ces
jours-là pourront être fêtez par le Peuple jusqu’après la Messe, ensuite
dequoi chacun ira à son travail, 6c que le Clergé les solemnisera tout
le jour dans l’Eglise, aux heures accoutumées. On excepte pourtant
la Fête du Patron de l’Eglise, qui doit être chommée tout le jour,
comme à l’ordinaire. Cependant on profita peu de ce Règlement.
Gerson lui-même dans le Sermon où il blâme l’introduction des nou-velles Fêtes, proposoit au Concile d’en instituer une en faveur de la Gtrsubi fuys.,virginité de. St. Joseph. Le Concile, de Balle confirma la Fête de la
Vifi-
St. Pierre célébra, il ne dit que l'Oraïfon "Dominicale, St. Jaques Evêque de Jérusalemamplifia les mystères, aujfi bien que St. Basile,^ d’autres. Car Celestin donna Hntroïtede la Alejje. Grégoire le Kyrie Eleiíòn. Telesnhore le Gloria in excelíìs,Gelase î. lesColleíles. ( Collationes) St. jerôme ïEpître & YEvangile. L’Alleluja fut pris de ïEglisede Jérusalem, ey le Symbole'du Concile de Nicée. Pelage inventa là commémoration desmorts. Léon III, l encens. Innocent I. le baiser■ de Paix, & Serge ordonna de chanteri’Agnus Dei.
Cí > Cleman. de novis celebritatìbus non institueniis Trafí. p. 143. On en peut voií«les-extraits dans la Bibliothèque de Mr. Dupin. T. XII. p. 8i.
Yy 3.
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