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Tome second.
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pour Gerson et pour le C. de Constance. 4yy

„ contraire au Droit divin & humain, par laquelle il prétend prou-„ ver, abusant insolemment de P Ecriture, que tous les Royaumes,, dependent du Papat, 6c qu’il est de nécessité de salut d’ainsi le„ croire. Que si Bonis ace , assisté de son Conseil, est Juge capa-„ bleét infaillible pour ainsi ordonner de la dépendance dts Cou-„ r ormes, 6c que ce soit heresie de croire autrement, je ne sçay pas„ que diront Messieurs les Ecclésiastiques qui ont maintenu aux Es-,, tats de Paris, au préjudice de ce nouvel article de Foy, que la„ Couronne de France ne depend que de Dieu : & que c’est une„ question problématique, sçavoir, si le Roy peut commettre un„ crime pour lequel il puisse estre déposé de son Estât,& privé de sa„ Couronne, & si le Pape mesme, hors le cas d’heresie, en;peut„ connoistre. Que si les Ecclésiastiques qui font aujourd’huy inte-,, reísez, 6t pour la pluspart regardent plustost du costé de Rome,

„ que dans la Bible, n’osent ou ne veulent dire la vérité, il faut que„ les pierres, c’est à dire l’Ordre Séculier, crient, 6c par un juge-„ ment de discrétion,déclarent ce qui est conforme au Droit divin„ 6c naturel, 6c à la pratique de l’Eglise, contre laquelle heurtent,, apertement ceux qui dessoudent cette prétendue puissance. De„ moi j’auray assez satisfait à moy-mesme, quand j’aurai deffendu„ l’honneur de nos anciens François, lesquels s’opposerent verteeu-„ fement aux entreprises de Bonisace , auquel les Ecclésiastiques eC,, crivirent, que c’estoit un pur abus de penser faire croire que la„ Couronne de Françe dépendist de luy : la Noblesiè du College„ des Cardinaux : 6c le peuple supplia de ne permettre telles entre-„ prises, ossrans contribuer leurs vies 6c leurs moyens pour foustenir„ l’independance de la Couronne de France. Finalement y eut Ap-,, pel au futur Concile, interjette par le Roy, assisté de ses Princes,

,, 6c les Etats, lequel Appel fut reçu, 6c jugé par le Concile de,, Vienne, 6c tout ce qu'avoit fait Bonis ace, cassé (f annuité. Et en„ conséquence de l’Arrest du Concile , le Pape Clement cinquié-,, me , sous lequel fut tenu ce Concile , donne une déclaration,

,, que le Roy 6c les François, tant Ecclésiastiques que Séculiers,

„ estoient en pareille franchise envers le Pape, qu’ils estoieat aupa-„ ravant cette Bonisacìeme (Bulle).. Davantage Bonisace , non-feu*

,, lement avant fa mort fut accusé d’heresie , mais aussi après, 6c„ notre Philippe en fit instance pardevant son Successeur, mais le,, Cardinal surnommé de Sents en arresta le cours, disant que le pa-„ reil n’avoit point de jurisdiction sur son pareil, 6c que le jugement„ en appartenoit au Concile Général, 6c non au Successeur de fìo-,, niface. En quoy je remarqueray en passant, qu’en ce temps-là„ on ne reconnoissoit point la supériorité du Pape par-dessus le Con-„ ciîe (a)”. Par où il paroît non-seulement que Philippe le Bel ne (a) m ïinfailse rétracta point, mais que ce fut Boniface qui sc rétracta. Ceci soit Milité. Chap.dit en passant. Vl E

III.