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Tome second.
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pour Gerson et pour le C. de Constance. 4s9

de fait. Déja on sait, qu’en 1418. auffi-tôt après la séparation duConcile, il fit son Traité pour prouver qu’il est perms d’appellerdu jugement du Pape contre Martin V. qui avoit décidé, qu’un telAppel étoit illicite, comme on vient de le dire. Depuis il fit unTraité d e l’Examen des Doélrines ^ daté, dans le MS. de la Biblio-thèque de Colbert , de Lyon, l’an 141 3 ; mais comme il y est parlédu Concile de Constance tenu depuis, & que d’ailleurs Gerson n’é-toit pas à Lyon cette année-là, Mr. Dupin a fort bien jugé que c’esten 142.3. Dans ce Traité il soutient: 1. Que c’est à un ConcileGénéral, qu’appartient le droit déjuger authentiquement 8c péremp-toirement des matières de Loi; il prouve fa thèse par l’autorité duConcile de Constance,- 6c il renvoyé à son Traité de la P aisance Ec-clésiastique , où il avoit établi la supériorité d’un Concile Général,6cà sa question , s’il est permis d'appeller du Pape: Certainement ce n’estpas se rétracter que de renvoyer à ses propres Ouvrages pour établirson hypothèse. II ne disconvient pas que pour l’ordinaire le Papene soit le Souverain “juge des matières de Foi , mais c'est après k Conci-le , ou avec le Concile- y la raison qu’il en allègue, c’est que comme onne peut pas toujours assembler des Conciles Généraux, il faut qu’ily ait quelque Juge Souverain qui décide par provision. II se fait en-suite là-dessus une objection, c’est que le Pape n’étant pas infaillible,il peut 6c se tromper, 6c tromper les autres, 6c il répond qu’en cecas le Concile Général est la derniere ressource, 6c que le Pape estobligé de s’y soumettre, fans quoi il doit être regardé comme unPayen 6c un Publicain. Je n ignore pas, dit- il , qu il q a beaucoupdes gens à qui cette vérité ne plaît pas , par ce qu'on donne plus d’autoritéau Pape , (si à ses Ecrits reçus mal à propos , (Jnaìe fufcepta qu'à JésusChrist , (si aux Evangiles. Mais le mensonge opposé à cette vérité estune hérésie condamnée par le Concile de Constance. Ceci est auffi éloi-gné de la rétractation, que le Ciel Test de la terre.

V. Voici encore un autre endroit qui prouve bien, qu’en 1424.Gerson ne s’étoit point rétracté. Je l’ai tiré de Simon Vigor. ,, Voi-„ la donc, dit-il ^ comme l’Egìise Gallicane s’est toûjours mainte-,, nue en ses libertez, de n’accepter aucunes Ordonnances de l’Egîi-„ se de Rome, sinon entant qù’elles étoient conformes aux Canons.

„ Or depuis que l’Eglise de Rome s’est à elle seule voulu attribuer„ l’infaillibilité, 6c un pouvoir absolu, 6c qu’il ne se tient plus de,, Conciles Provinciaux, les François ont maintenu leurs libertez,

„ par l’autorité d’une plus grande puissance, à savoir par les appel-,, lations au futur Concile, ou comme d’abus pardevant le-Roi, ou„ son Magistrat politique,* comme conservateur des saints Décrets,, 8c libertez de l’Eglise Gallicane. Et à ce propos le bon Gerson ,

„ qui doit servir d’exemple 6c de lumière aux Théologiens de ce„ tems, partiaux ou ignorans, qui embrassent toute sorte de nou-„ veautez, au préjudice dc la Vérité 6c du devoir qu’ils doivent ren-

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