pour Gerson et pour le C. de Constance. 475
combustion en 1404, lors de l’élection d’ Innocent VII , Sc en 1410.lc Duc de Milan Jean Maria Galeas étoit à la tête des Gibelins (b). (a )Hist. daD’aílleurs quel rapport y a-t-il entre les factions d’itahe, Sc celle des c?” c - devise.Orléanais , ou Armagnacs , Sc des Bourguignons , qui se disputoient le xGouvernement pendant la maladie du Roi de France. Ce parallèle est 'donc hors de - saison, Sc ne peut servir qu’à rendre odieuse la condui-te de Gerson , qui ne prit part dans toutes ces affaires que pour paci-fier les troubles, Sc qui, bien loin d’être séditieux, pensa lui-mêmeêtre la victime des séditieux, z. Mais comme Gerson mérite bien.un mot d’Apologie contre les sinistres impressions du P. Désirantsvoyons-le agir depuis qu’il entre dans les fonctions publiques. C’estun morceau d’Hiíloire qui ne sauroit déplaire. Ce fut en 1 393.,
.lors qu’on étoit occupé dans toute l’Europe à terminer le Schisme.
Gerson y travailla avec toute P Eglise Gallicane, Sc P Académie dc-Paris, qui avoit alors pour Recteur Nicolas Clemangis ì Sc Pierre -d'Ail-li pour Chancelier. Le P. Désirant fera-1-il un crime à Gerson alorsProfesseur en Théologie, de s’être joint avec ses Collègues .Pierre4 'Ailli ì Sc Gilles des Champs, pour engager Clément VII.-, adonnerla Paix à PEglisc par la voye de la Cession que toute l’Université a-voit approuvée. II ne íauroit le faire, puis que selon lui Clément VII.étoit un Anti-Pape. L’année suivante mourut Clément VII ., Sc ilcut pour Successeur Benoît XIII. qui promit solemnellement , Sc.avant, Sc après son élection de céder pour le bien de l’Union. Com-me bien loin de tenir sa parole, il fulminoit excommunication surexcommunication contre PAcadémie, elle en appella au Pape futur,parce que la France ne reconnoissoit pas Urbain VI. Si cet Appelest un crime, c”est le crime de tout le Corps, Sc non celui de Ger-son. Mais que dis-je ? . ce fut , 1 e crime de toute P Europe, le Roide Hongrie, les Electeurs de Trêves, Sc de Cologne, les Ducs dcBavière, Sc d’Autriche, même les Rois de Navarre, Sc d’Arragon,les Cardinaux de Benoît eux-mémes se déclarèrent pour la voye de kCession, il n’y eut que les Anglois qui préférèrent la voye du Con-cile, à laquelle il fallut venir dans la fuite (z).. Pierre d’Ailli étantdevenu Evêque de Cambrai en 13 96., Gerson lui succéda dans kcharge de Chancelier, qu’il préféra à des emplois à la Cour, Sc quele Duc de Bourgogne fut bien aise de lui procurer pour l’en éloi-gner, parce qu’il y auroit soutenu le bon parti, qui étoit celui duRoi, Sc de k Maison Royale. Dans ce poste il ne négligea rien dece qui pouvoit contribuer à la gloire du Royaume, à la Paix de PE-glise, à Pavantage de PAcadémie, Sc à Pavancement des études. Ce-pendant le Schisme duroit toujours. D’un côté Benoît XIII. passesartifices à retenir le Pontificat malgré ses engagemens, de l’autre laSimonie effr-cnée de Bmiface IX. reduisoient P Eglise à de telles ex-
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(2) C’est ce qu’on peut voir fort au long ,dans 1 ’Bìst. rie Ï-Uoiv. de P-tr, TomJW
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